14.02.2007
DMP: les problèmes du masquage masqué
Proposé par l'article 17 de l'avant-projet de décret du Dossier médical personnel (DMP), le droit au masquage de certaines données divise médecins et associations de patients. Un rapport parlementaire vient d'être remis à Xavier Bertrand, qui doit se prononcer sur le bien-fondé de cette mesure.
Celle-ci rappelons-le, donnera la possibilité au patient de masquer lui-même des informations qu'il ne souhaite pas voir figurer dans son DMP. Et cela, sans que la modification n'apparaisse sur son dossier. Une sorte de « masquage masqué » en quelque sorte.
Certains syndicats comme la CSMF, s'opposent farouchement à cette mesure. « D'une part, les informations masquées peuvent être indispensables à la prise en charge optimale du patient. D'autre part, ce procédé est incompatible avec l'indispensable climat de confiance (qui doit régner) entre le patient et son médecin », estiment ses représentants.
Le droit au masquage masqué va-il être remis en cause ? Xavier Bertrand doit prochainement arbitrer cette question. Pour l'éclairer, un rapport du député Pierre-Louis Fagniez (UMP – Val-de-Marne) vient de lui être remis. Il propose l'application du concept de « l'omission partagée ». Autrement dit, le patient devrait se mettre d'accord avec son médecin pour masquer telle ou telle donnée. Il ne serait donc plus maître du masquage…
Une proposition que rejettent en bloc les associations de patients comme Aides. Celle-ci réaffirme son « opposition à la remise en cause d'un droit au masquage invisible, sur lequel tout le monde s'était pourtant mis d'accord ».
(Sources : Destination Santé
Avant projet de décret du DMP, Aides, CSMF, février 2007 )
15:01 Publié dans Droit | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.01.2007
Des embryons à la carte
C'est une première mondiale! Une clinique privée américaine vend désormais des embryons humains "préfabriqués".
Vendus au prix de 2500 $ pièce, l'Abraham Center of Life basé à San Antonio (Texas) propose aux futurs parents de sélectionner leur embryon en fonction de l'origine éthnique, de l'éducation ou encore des traits physiques des donneurs de gamètes (sperme ou ovule).
"Nous avons franchi un pas de plus dans la marchandisation de l'humain, dénonce le Professeur René Frydman, chef du service obstétrique de l'hôpital Antoine-Béclère à Clamart (Hauts-de-Seine). Ce genre de dérive est caractéristique de l'ultralibéralisme à l'américaine."
Le centre se défend en invoquant qu'ils ne font qu'aider les gens à avoir des bébés et que les candidats à l'adoption font l'objet d'une enquête sociale prouvant qu'ils feront de bons parents. Reste à savoir par qui et comment seront effectués ces contrôles.
Rappelons qu'en France l'article 16-4 alinéa 2 du Code civil prohibe toute pratique eugénique, c'est-à-dire toute pratique tendant à l'organisation de la sélection des personnes.
Une telle pratique de "vente" d'embryons est donc interdite en France (car il faut bien appeler un chat, un chat, c'est bel et bien ici une vente d'embryon qui est admise) .
Par conséquent, un français même résident à l'étranger pourrait tomber sous le coup de cette prohibition s'il souhaitait "acheter" de tels embryons.
FX CARON
(Source : L'EXPRESS )
17:31 Publié dans Bioéthique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.01.2007
Cancer du poumon : un thérapie génétique encourageante
Un traitement génétique expérimental a permis de fortement réduire des cancers du poumon chez des souris de laboratoire, selon une étude publiée lundi aux Etats-Unis.
Ces résultats encourageants pourraient ouvrir la voix à des thérapies plus efficaces et moins toxiques contre ce type de cancer chez les humains, selon les auteurs de ces travaux parus dans la revue Cancer Research.
Ces chercheurs ont indiqué que l'inoculation de deux gènes anti-cancéreux avaient résulté en une diminution de 75% du nombre de cellules cancéreuses et de 85% du volume des tumeurs chez les souris.
"Nous avons observé une régression importante des tumeurs avec des effets secondaires minimum", précise le D. Jack Roth, professeur de médecine au centre du Cancer Anderson à l'Université du Texas et principal auteur de cette étude.
"La faible toxicité de ce traitement laisse aussi penser que nous pourrions administrer des doses élevées", ajoute-t-il.
Ces deux gènes, acheminés dans la tumeur par des nanoparticules, agissent en synergie pour induire l'auto-destruction des cellules cancéreuses, un processus appelé apoptose, ou suicide cellulaire.
Le premier gène appelé p53 qui conduit des cellules cancéreuses à se détruire est souvent absent ou défectueux dans les cellules cancéreuses.
Le second gène, le FUS1, est un inhibiteur de la tumeur absent de la plupart des cancers chez les humains. Le FUS1 est également dopé par les effets du gène p53.
Les cancérologues de centre Anderson sur le Cancer à Houston testent actuellement le gène FUS1 sur des malades souffrant de la forme la plus fréquente d'un cancer avancé du poumon.
( Source : AFP )
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