12.06.2007

Les médicaments génériques ont permis d'économiser 912 millions d'euros en 2006

medium_Médic.jpgLe développement des médicaments génériques a permis de réduire globalement les dépenses de santé de la Sécurité sociale, des mutuelles et des ménages de 912 millions d'euros en 2006, après une économie de 873 millions en 2005, a indiqué mardi la Mutualité française.

"En 2006, l'utilisation des médicaments génériques a permis de réduire les dépenses de santé de 912 millions d'euros contre 873 millions d'euros en 2005, soit une progression des économies réalisées de 4,5% entre 2005 et 2006", écrit, dans un communiqué, la Mutualité, à l'occasion de la publication de l'édition 2007 de son "Mémento médicament".

Ces 912 millions représentent les économies réalisées à la fois par la Sécurité sociale, les complémentaires santé (mutuelles et assurances) et par les ménages, sachant que les dépenses de médicaments sont financées à hauteur de 67% par la Sécurité sociale, 19% par les complémentaires, 13% par les ménages et 1% par l'Etat.

Les médicaments génériques sont des copies de produits de marque dont le brevet est tombé dans le domaine public, et sont vendus à des prix environ 30% moins chers.

Pour autant, "les économies potentielles restent importantes", souligne la Mutualité, qui les a chiffrées, pour 2006, "à 603 millions d'euros".

Pour atteindre cet objectif, la Mutualité, qui regroupe 98% des mutuelles, préconise "la hausse des prescriptions des médicaments en Dénomination commune internationale (DCI)", c'est-à-dire une prescription avec le nom de la molécule et non celui de la marque commerciale.

A titre d'exemple, cela signifie prescrire du paracétamol, au lieu des noms de marque Doliprane, Efferalgan ou Dafalgan.

Selon une étude réalisée par la Mutualité dans cinq pays de l'Union européenne (France, Espagne, Allemagne, Royaume-Uni et Italie), la France était en avant-dernière position en matière de prescription en DCI en 2006, avec seulement 12% des médicaments prescrits de cette manière, loin derrière le Royaume-Uni (80%) et l'Allemagne (35%).

( Source : AFP )

14.05.2007

Les essais cliniques désormais sur internet

medium_Rech.2.jpgL'Organisation mondiale de la Santé (OMS) lance un nouveau site Internet de recherche sur les essais cliniques. Ce portail répertorie « tous les essais cliniques, qu'ils aient ou non été publiés ». Une véritable banque de données ouverte à tous… mais en anglais uniquement.

Accessible à www.who.int/trialsearch, ce service est une première mondiale. Doté d'une fonction de recherche globale, il se veut un point d'entrée vers tous les registres d'essais cliniques pertinents dans un domaine donné.

Pour le Sous-directeur général de l'OMS Tim Evans, « c'est un énorme pas en avant vers davantage d'accessibilité, de transparence et de responsabilisation de la recherche en santé sur le plan mondial ». Une satisfaction partagée par le rédacteur en chef du New England Journal of Medicine. A ses yeux en effet, « il incombe désormais à l'ensemble des utilisateurs (du nouveau portail) de faire en sorte que leurs travaux soient dûment et complètement enregistrés dans une base de données compatible avec l'OMS ». Si ce beau principe entre dans les faits, voilà qui devrait mettre un terme aux accusations d'opacité souvent portées contre les promoteurs d'essais cliniques.

(Source : OMS 4 mai 2007 )

25.04.2007

Evaluation des soins : enfin un accès aux informations pour le public.

medium_avisante.jpgL'information au service des patients ? Grande première en France, le site www.avisante.eu donnera au public des données sur l'évaluation de la qualité des soins. Un véritable outil d'orientation qui jusqu'à aujourd'hui, faisait défaut.

Plusieurs rapports ont mis en évidence le besoin d'information des patients qui cherchent à s'orienter dans le système de soins. Dans ce contexte, Action Santé avec le soutien des associations AIDES, du CISS et de l'UNAF, s'est engagée dans la mise en oeuvre d'Avissanté. Cet outil interactif permettra au public d'accéder à l'évaluation du système de soins. Dans un premier temps, le site s'intéressera aux soins liés à la naissance et à la réadaptation, à la médecine de ville, à l'hospitalisation et à la chirurgie.

( Source : Destination Santé )