08.09.2007

La Grande-Bretagne autorise des "chimères" homme-animal

1ad7c1c994d1342bd54d7ec9d9024f5f.jpgLa Grande-Bretagne est devenue, mercredi 5 septembre, le premier pays au monde à autoriser officiellement - tout en l'encadrant - la création in vitro d'embryons "chimères" constitués d'un patrimoine génétique humain intégré dans une enveloppe et une machinerie cellulaires d'origine animale.

Le "feu vert" donné par la Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA) vise à pallier les difficultés rencontrées par les biologistes britanniques engagés dans la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines à des fins thérapeutiques. Ces chercheurs expliquent être confrontés à une pénurie d'ovocytes féminins, cellules indispensables à la création d'embryons via la technique du clonage par transfert nucléaire. Selon eux, une solution s'imposait : substituer aux ovocytes humains des ovocytes d'autres mammifères prélevés sur des vaches ou sur des lapines.

En janvier, compte tenu des enjeux symboliques et éthiques inhérents à une telle demande scientifique, la HFEA avait jugé indispensable, avant de rendre sa décision, d'organiser durant plusieurs mois une consultation publique visant à prendre le pouls de l'opinion britannique.

"La loi sur ce sujet n'est pas très claire, et ce domaine peut apporter un changement substantiel dans l'orientation de la recherche scientifique au Royaume-Uni, précisait alors Angela McNab, directrice générale de la HFEA. Ce serait une erreur de porter un jugement immédiat sur ce problème compliqué et controversé avant d'avoir suffisamment d'éléments." Pour sa part le gouvernement travailliste de Tony Blair, soucieux de tout mettre en oeuvre pour conforter la position dominante de son pays dans ce secteur perçu comme économiquement prometteur, n'avait pas caché, durant la consultation, qu'il était favorable à de telles recherches (Le Monde du 23 mai). Il avait alors fait état d'un projet de loi permettant de telles créations embryonnaires. Le Parlement britannique n'a pas encore tranché, mais les prérogatives réglementaires de la HFEA pourraient permettre de faire l'économie d'une étape législative.

(Source: Le Monde du 08 septembre)

07.09.2007

Croissance du marché des médicaments remboursables en 2007

3e36a82a072fea13784f40c421c4bca1.jpgLe marché du médicament remboursable devrait croître de plus de 2% en 2007, après 0,7% en 2006, ont fait savoir jeudi Les Entreprises du médicament (Leem, patronat), revoyant à la hausse leurs prévisions pour cette année.

"On pensait avoir une année entre 1 et 2%, je pense qu'aujourd'hui il est plus réaliste d'évaluer une croissance du médicament légèrement au-dessus de 2%", a déclaré le président du Leem Christian Lajoux lors d'une conférence de presse.

Selon le Leem, le marché a progressé de 0,7% sur l'ensemble de 2006 après dix années d'une croissance moyenne de 5,5%.

Les industriels de la pharmacie accusent régulièrement les politiques de réduction des dépenses de santé de saper leur activité à travers les déremboursements de médicaments et la promotion des génériques.

Selon M. Lajoux, "il faudrait comparer la consommation de médicaments aux systèmes de prise en charge dans les pays et à la qualité de l'état sanitaire de la population. Et la France, quoi qu'on dise, est un des pays qui a la meilleure qualité sanitaire".

Cependant, "les médicaments peuvent être mieux utilisés (...) Nous proposons aux autorités de santé de nous engager davantage avec eux sur des objectifs clairs de maîtrise médicalisée qui permettent d'éviter les gâchis et de mieux utiliser les médicaments", a-t-il ajouté.

Cette "maîtrise médicalisée" des dépenses (par opposition à une maîtrise "purement comptable") pourrait passer notamment par le futur dossier médical personnel (DMP), l'"automédication" ou les "grands conditionnements" (boîtes contenant davantage de médicament).

Par ailleurs, M. Joyaux a affirmé qu'une réunion du Conseil stratégique des industries de santé (CSIS) aurait lieu "vraisemblablement" début 2008. Le Leem avait demandé en juin au gouvernement de convoquer un CSIS avant la fin de cette année.

(Source: AFP)

Suites de l'accident de radiothérapie à Epinal

ca6e70ce46700661d66f284e4a33f110.jpgL'affaire des irradiés de l'hôpital d'Epinal est plus grave que prévu et 300 autres malades ont reçu des doses de rayons trop fortes, déclare la ministre de la Santé au Parisien.

Ces 300 nouveaux cas s'ajoutent aux 397 déjà connus et aux 24 patients très gravement irradiés, soit en tout 721 malades contaminés par des accidents de radiothérapie dans cet hôpital.

"On est face à une affaire sanitaire d'une ampleur rarissime", souligne Roselyne Bachelot.

En conséquence, la ministre met en place à partir de vendredi un numéro vert (0.800.636.636) destiné aux 4.500 patients ayant fréquenté ce centre de radiothérapie depuis sa création en 1989.

"Ils pourront s'ils le souhaitent obtenir des réponses à leurs questions ou se voir proposer une consultation", précise-t-elle.

Tous vont recevoir une lettre les invitant à une visite médicale.

"L'affaire d'Epinal est plus grave que prévu. Les dernières conclusions de l'enquête sanitaire montrent que 300 autres malades ont reçu des doses de rayons trop fortes", précise Roselyne Bachelot.

Ces irradiations excessives ont été provoquées par des défaillances à répétition dans l'utilisation du matériel de radiothérapie, selon un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas).

Selon la ministre, les experts ont pensé dans un premier temps "qu'il n'y avait pas de surirradiations pour la période antérieure à 2000."

(Source: Reuters)

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