26.01.2007

Des embryons à la carte

medium_Cellules_souche_4.2.jpgC'est une première mondiale! Une clinique privée américaine vend désormais des embryons humains "préfabriqués".
Vendus au prix de 2500 $ pièce, l'Abraham Center of Life basé à San Antonio (Texas) propose aux futurs parents de sélectionner leur embryon en fonction de l'origine éthnique, de l'éducation ou encore des traits physiques des donneurs de gamètes (sperme ou ovule).
"Nous avons franchi un pas de plus dans la marchandisation de l'humain, dénonce le Professeur René Frydman, chef du service obstétrique de l'hôpital Antoine-Béclère à Clamart (Hauts-de-Seine). Ce genre de dérive est caractéristique de l'ultralibéralisme à l'américaine."
Le centre se défend en invoquant qu'ils ne font qu'aider les gens à avoir des bébés et que les candidats à l'adoption font l'objet d'une enquête sociale prouvant qu'ils feront de bons parents. Reste à savoir par qui et comment seront effectués ces contrôles.
Rappelons qu'en France l'article 16-4 alinéa 2 du Code civil prohibe toute pratique eugénique, c'est-à-dire toute pratique tendant à l'organisation de la sélection des personnes.
Une telle pratique de "vente" d'embryons est donc interdite en France (car il faut bien appeler un chat, un chat, c'est bel et bien ici une vente d'embryon qui est admise) .
Par conséquent, un français même résident à l'étranger pourrait tomber sous le coup de cette prohibition s'il souhaitait "acheter" de tels embryons.

FX CARON

(Source : L'EXPRESS )

18.01.2007

Cancer du poumon : un thérapie génétique encourageante

medium_souris_2.jpgUn traitement génétique expérimental a permis de fortement réduire des cancers du poumon chez des souris de laboratoire, selon une étude publiée lundi aux Etats-Unis.

Ces résultats encourageants pourraient ouvrir la voix à des thérapies plus efficaces et moins toxiques contre ce type de cancer chez les humains, selon les auteurs de ces travaux parus dans la revue Cancer Research.

Ces chercheurs ont indiqué que l'inoculation de deux gènes anti-cancéreux avaient résulté en une diminution de 75% du nombre de cellules cancéreuses et de 85% du volume des tumeurs chez les souris.

"Nous avons observé une régression importante des tumeurs avec des effets secondaires minimum", précise le D. Jack Roth, professeur de médecine au centre du Cancer Anderson à l'Université du Texas et principal auteur de cette étude.

"La faible toxicité de ce traitement laisse aussi penser que nous pourrions administrer des doses élevées", ajoute-t-il.

Ces deux gènes, acheminés dans la tumeur par des nanoparticules, agissent en synergie pour induire l'auto-destruction des cellules cancéreuses, un processus appelé apoptose, ou suicide cellulaire.

Le premier gène appelé p53 qui conduit des cellules cancéreuses à se détruire est souvent absent ou défectueux dans les cellules cancéreuses.

Le second gène, le FUS1, est un inhibiteur de la tumeur absent de la plupart des cancers chez les humains. Le FUS1 est également dopé par les effets du gène p53.

Les cancérologues de centre Anderson sur le Cancer à Houston testent actuellement le gène FUS1 sur des malades souffrant de la forme la plus fréquente d'un cancer avancé du poumon.

( Source : AFP )

13.01.2007

Un recyclage des médicaments moins humanitaire...

medium_Cyclamed.jpgD'ici 12 à 18 mois, la distribution aux organisations humanitaires de médicaments non utilisés et collectés dans le cadre de l'association Cyclamed sera interdite. Néanmoins le recyclage de médicaments sera maintenu.

Vous pouvez donc continuer à rapporter chez votre pharmacien vos médicaments non utilisés. Le gouvernement a proposé cette semaine, un amendement au Code de Santé Publique. Selon ce dernier, « toute distribution et toute mise à disposition des médicaments collectés sont interdites. Ces médicaments sont détruits dans des conditions sécurisées ».

medium_Cyclamed2.jpgRappelons qu'en 2004, un vaste trafic avait été démantelé. Des pharmaciens avaient en effet revendu des médicaments non utilisés, destinés au programme Cyclamed. Sans oublier qu'en 2005 un rapport de l'Inspection générale des Affaires sociales (IGAS) soulignait que « les produits expédiés (dans les pays du tiers monde) étaient de mauvaise qualité (et) correspondaient rarement (à leurs) besoins ». Dans les prochains mois, un groupe de travail sera mis en place avec les Entreprises du Médicament (Leem) et les différentes organisations humanitaires afin de réfléchir à un nouveau système de distribution.

( Source : La Documentation française, Enquête sur le dispositif de recyclage des médicaments « Cyclamed », janvier 2005, communiqué de presse du Leem, 11 janvier 2007 )

08.01.2007

Le bébé-médicament est désormais autorisé à naître

medium_bebe.jpgLe 23 décembre 2006, en effet, le décret d’application de la loi française de bioéthique a été publié au Journal officiel. La loi du 6 août 2004 autorise les parents et les médecins à sélectionner les cellules saines d’un enfant conçu in vitro pour tenter de sauver, par greffe thérapeutique, un aîné atteint de maladie génétique incurable et mortelle. Le décret apporte des précisions sur le dispositif d’application de la loi adoptée en 2004.

medium_abm.2.gifLe décret d’application paru au Journal officiel encadre très strictement le dispositif de la loi de bioéthique du 6 août 2004 des «bébés du double espoir» ou des «bébés-médicaments». Il précise le rôle de l’Agence de la biomédecine en matière de diagnostic prénatal (DPN) et de diagnostic préimplantatoire (DPI). Celle-ci ne délivrera les autorisations de diagnostics qu’au cas par cas. Première des conditions requises : le caractère incurable de la maladie entraînant le décès, dès les premières années de sa vie, du sujet malade ; seconde condition : la possibilité d’apporter une amélioration décisive à l’état de santé de l’enfant atteint. La procédure de double DPI sur des cellules d’embryons conçus in vitro ne sera accordée, de manière exceptionnelle, qu’après avis du conseil d’orientation de l’Agence de la biomédecine. Les parents devront alors s’acquitter d’un consentement écrit et réitéré par les deux membres du couple.

Jusqu’à présent, le diagnostic prénatal était pratiqué sur des embryons issus de familles à risque, afin d’identifier d’éventuelles anomalies génétiques, ceux présentant un génotype malade étant alors détruits. La nouveauté, c’est que ce diagnostic va être doublé. Lors du second diagnostic préimplantatoire, les biologistes vont vérifier que le système immunitaire du bébé est compatible avec celui de l’aîné. Ces analyses vont permettre de sélectionner, à partir d’une série de tests sur des cellules d’embryon conçus in vitro, des embryons porteurs de cellules saines susceptibles de «sauver» un frère ou une sœur aîné(e). Ce dispositif n’a rien à voir avec le clonage : il s’agit d’assistance à la procréation. L’intervention médicale va consister à implanter dans l’utérus de la mère les seuls «bébés médicaments», autrement dit les seuls donneurs compatibles pour soigner l’enfant malade.

Prélevées à la naissance ou ultérieurement sur le puîné, les cellules saines du cordon ombilical, du placenta ou de la moelle osseuse pourront alors, après greffe thérapeutique, permettre de «soigner» un aîné condamné par la maladie. C’est en ce sens que, «sélectionné» à des fins thérapeutiques, les «bébés médicaments» font figure de «bébé du double espoir». Toutefois, si ce dispositif ouvre de nouvelles perspectives thérapeutiques et offre d’énormes espoirs pour les familles confrontées au drame, il n’en demeure pas moins qu’il soulève aussi des interrogations d’ordre psychologique et éthique : quelle sera l’attitude des parents vis-à-vis de l’enfant conçu pour en soigner un autre ? Quelle pourrait être la culpabilité vécue par l’enfant «donneur» en cas d’échec médical ? Quel peut-être le poids de la dette morale ressentie par celui qui est «sauvé» envers le «sauveur» ? Le fait de sélectionner les embryons ne peut-il représenter un risque de dérive vers l’eugénisme ?

L’Agence de biomédecine a donc en charge de superviser la conceptions de ces bébés «sur mesure» pour éviter toute dérive. C’est elle qui, par ailleurs, est chargée de l’agrément des praticiens habilités à effectuer les actes médicaux requis. Assistance médicale à la procréation et diagnostic prénatal sont ainsi placés sous la tutelle de l’Agence.

A ce sujet vous pouvez retrouver un article très intéressant du Président du tribunal pour enfants de Bobigny en cliquant sur le lien suivant : Droit des enfants .

Bonne lecture à tous et merci pour vos réactions.

( Source : RFI )

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