29.06.2006
Reprise de la recherche sur le clonage
Le Sud-Coréen Hwang Woo-suk, ancien "pionnier du clonage" humain tombé en disgrâce après des travaux falsifiés, va reprendre la recherche dans le domaine mais cette fois sur les animaux, a indiqué mercredi son avocat.
Ces travaux vont cependant se limiter au clonage animal, le Dr Hwang ayant été interdit en mars par le gouvernement de toute recherche dans le domaine humain après que ses pairs l'eurent reconnu coupable d'avoir falsifié de prétendues "premières mondiales".
Le chercheur a depuis été inculpé pour fraude, détournement de fonds et violation des lois sur la bioéthique. Il est passible de cinq ans d'emprisonnement.
Déchu de tous ses titres universitaires et scientifiques, l'ancien héros du clonage âgé de 52 ans avait été reconnu coupable en début d'année par ses pairs de l'Université de Séoul d'avoir falsifié deux "premières mondiales" revendiquées dans le domaine du clonage thérapeutique: l'extraction en 2004 d'une lignée de cellules souches à partir d'embryons humains obtenus par clonage puis, en 2005, la production encore plus remarquable de onze colonies.
Lors d'un première audience le 20 juin, le Dr Hwang a accusé un de ses collaborateurs d'avoir falsifié les recherches et assuré n'en avoir rien su.
L'ancien professeur est accusé d'avoir détourné 2,8 milliards de won (trois millions de dollars) de fonds publics et privés alloués à ses recherches. Une partie de cet argent a été utilisé pour rétribuer des donateurs d'ovules, en violation de la loi sur la bioéthique.
( Source : AFP )
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21.06.2006
Premières autorisations de recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines
La directrice générale de l'Agence française de la biomédecine, a annoncé, mardi 20 juin, que six équipes de biologistes travaillant dans des structures publiques étaient autorisées à mener des recherches sur des cellules souches embryonnaires humaines. Ces cellules très particulières de l'organisme sont issues de la destruction d'embryons conçus in vitro et qui ne s'inscrivent plus dans le cadre d'un projet parental.
Cette autorisation très attendue survient près de cinq mois après la publication du décret du 7 février 2006 précisant les modalités d'autorisation de ces recherches. Mais aussi près de deux ans après la promulgation de la loi de bioéthique du 6 août 2004 qui en acceptait le principe, à titre dérogatoire et pour une période de cinq ans.
En pratique, les travaux autorisés ont trois objectifs. D'abord améliorer les connaissances fondamentales pour mieux comprendre les mécanismes de différenciation des cellules souches qui constituent un embryon humain. Ensuite, tester l'utilité de ces mêmes cellules dans l'élaboration de modèles d'étude des maladies génétiques. Enfin, évaluer leur potentiel thérapeutique.
Douze équipes de biologistes avaient, après la publication du décret, formulé des demandes d'autorisation. Aucune n'a été refusée. Six viennent d'être retenues. Cinq autres sont en cours d'instruction et une dernière s'est retirée.
( Source : LeMonde.fr )
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20.06.2006
Journée nationale de réflexion sur le don d'organes
Jeudi 22 juin aura lieu la 6e Journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe, "conduite par l'Agence de la biomédecine". Elle devrait permettre d'attirer l'attention sur le fait que, malgré une augmentation du nombre de greffons disponibles, une situation de pénurie persiste. En 2005, 11 937 personnes ont eu besoin d'une greffe, mais seulement 4 238 greffes ont pu être pratiquées et 186 personnes sont décédées faute de greffon. Cependant, l'activité de greffe a augmenté d'un peu plus de 7 % en 2005 par rapport à l'année précédente. Au 31 décembre 2005, environ 7 000 personnes étaient inscrites depuis plus de 12 mois sur la liste d'attente pour une greffe.
Afin de répondre aux nouvelles demandes, les chirurgiens transplanteurs ne se contentent plus de prélever des organes chez des sujets jeunes. Auparavant, la situation la plus fréquente était celle de jeunes donneurs décédés dans des accidents de la circulation. Les mesures de prévention routière ont heureusement contribué à réduire le nombre de tels accidents et donc de donneurs potentiels, mais les médecins ont réalisé que, davantage que l'âge, c'est la qualité du greffon qui est déterminante. D'où le recours de plus en plus fréquent à des donneurs de moins de 50 ans. De plus, la condition indispensable au prélèvement, la mort encéphalique, survient à présent majoritairement chez des personnes ayant fait un accident vasculaire cérébral. La question du don d'organes ne concerne donc plus seulement les adolescents et jeunes adultes.
L'un des objectifs de la journée est de susciter la discussion au sein des familles. La loi française dispose que la volonté du défunt prime sur toutes les autres en matière de don et de greffe d'organes. En pratique, outre que la question est posée le plus souvent aux proches dans des circonstances dramatiques ou pénibles, l'entourage d'une personne brutalement décédée se retrouve fréquemment en situation de devoir décider à la place du défunt, faute d'en avoir parlé au préalable avec lui. En particulier du fait que les prélèvements sont effectués chez des personnes décédées brutalement, le plus souvent à la suite d'un accident vasculaire cérébral ou d'un traumatisme crânien.
La loi sur la bioéthique de juillet 2004 s'appuie sur trois principes à propos du don d'organes. Le premier est celui du "consentement présumé" : "Après sa mort, toute personne est considérée consentante au don d'éléments de son corps en vue de greffe, si elle n'a pas manifesté son opposition de son vivant", résume une brochure de l'Agence de la biomédecine. Le médecin demande aux proches du défunt s'il avait manifesté une telle opposition.
Deuxième principe, celui de la gratuité du don. Toute rémunération en contrepartie du don est interdite. Enfin, le législateur a réaffirmé le principe de l'anonymat. L'identité du donneur et celle du receveur ne peuvent être communiquées aux familles. Si elle le souhaite, la famille du donneur peut être informée des organes et tissus prélevés ainsi que du résultat des greffes effectuées.
En conséquence, l'Agence de la biomédecine recommande d'informer ses proches de son choix favorable ou non au don de ses organes ou tissus en vue de greffe.
( Source : LeMonde.fr )
20:14 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.06.2006
Strasbourg approuve le nouveau programme-cadre pour la recherche
Le Parlement européen a adopté à main levée le projet de 7e programme-cadre de recherche et de développement technologique et de démonstration (PCRD), jeudi 15 juin, en première lecture. Ce programme, qui porte sur sept ans (2007-2013), sera doté de 54,5 milliards d'euros, ce qui donnera une moyenne annuelle de 7,7 milliards par an. Il y aura donc plus d'argent que dans le 6e PCRD, doté de 5 milliards par an. Mais moins que ne le souhaitait la Commission : elle avait réclamé un doublement des crédits, soit 10 milliards par an, pour que l'effort public de recherche atteigne 3 % du produit intérieur brut d'ici à 2010, comme l'Union européenne s'en est fixé l'objectif.
Le montant des perspectives financières 2007-2013 décidé par les chefs d'Etat et de gouvernement en décembre 2005 a imposé une révision à la baisse de cette ambition. Le Belge Philippe Busquin, ancien commissaire à la recherche dans le collège de Romano Prodi, devenu eurodéputé (socialiste), déplore que "les moyens décidés par le Conseil soient insuffisants pour engager l'Union européenne dans l'économie de la connaissance".
Bien que le Parlement n'ait pas à se prononcer sur les questions éthiques, il a tenu à proclamer son soutien au financement de la recherche sur les cellules-souches embryonnaires, dans les pays où elle est autorisée. Il l'a fait à une courte majorité (284 voix contre 249 et 32 abstentions), tous les groupes étant divisés. M. Busquin s'est réjoui de ce vote qui "donnera aux chercheurs européens des moyens dans des matières trop souvent confisquées par des obscurantistes et intégristes de tout bord".
( Source : LeMonde.fr )
20:43 Publié dans Droit | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.06.2006
Un nouveau médicament pourrait arrêter la propagation du VIH
Lors de tests à petite échelle sur des humains, des scientifiques américains affirment avoir pu développer un nouveau médicament capable de stopper la progression du VIH et le "nettoyage rapide" du sang par le virus.
Keith Alcorn, du National Aids Manual, indique, tout comme les experts, qu'il "y a beaucoup de choses intéressantes dans ce produit", cependant il ne s'attend pas à une utilisation médicale avant plusieurs années, trois ans étant le minimum pour réaliser toutes les analyses.
Le nom du médicament est PA-457. Dérivé de l'acide betulinique, extrait de sous-produits bon marché de l'industrie du papier, le médicament a été conçu et produit par le Panacos Pharmaceuticals, dans le Maryland.
Le médicament est connu comme inhibiteur de maturation, une nouvelle catégorie de médicaments. Son fonctionnement est simple : son but est de décomposer la protection formée par les protéïnes autour du virus. Sans son cône protecteur, le VIH ne peut plus se répliquer, ni se transmettre à un autre individu.
Par ailleurs, des études ont montré que si le VIH ne se répliquait pas assez rapidement dans le sang, il avait tendance à disparaître.
"C'est vraiment une nouvelle classe de médicaments, et je supporte leur développement. Si PA-457 s'avère n'être pas toxique et être facile à utiliser, il trouvera bon usage", indique Charles Boucher, chercheur sur le VIH au Centre médical de l'Université d'Utrecht, aux Pays-Bas.
Les premiers tests ont montré que le PA-457 fonctionnait même sur des patients pour lesquels les médicaments actuels échouaient, laissant beaucoup d'espoirs aux personnes dans le même cas.
(Sources : - Trials for drug that leaves HIV defenceless New Scientist
- "New HIV drug could stop virus from spreading". Wikinews
- "New drug class adds to HIV treatment arsenal". DrugResearcher.com
- "Drug 'blocks the spread of HIV'". BBC News
- "New drug may block HIV spread". Daily News & Analysis )
18:40 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.06.2006
Angola : les avantages de l'utilisation de la biotechnologie
L`utilisation de la biotechnologie dans l`agriculture présente un important potentiel pour la résolution des problèmes de la pauvreté, de la faim, de l`insécurité alimentaire et de la malnutrition en Afrique, selon le directeur général de l`Agence nationale pour le développement de la biotechnologie (NABDA), Babatunde Solomon.
S`exprimant mercredi au cours d`une réunion à Lafia, dans l`Etat de Nasarawa, dans le Nord de la fédération du Nigeria, M. Solomon a déclaré que si ce pays avait raté la première et la seconde révolution industrielle, il ne pouvait pas se permettre de rater celui de l`utilisation de la biotechnologie, qu`il a appelé "technologie de notre temps".
La réunion, qui regroupait des fonctionnaires de l`Etat, entrait dans le cadre d`une série de programmes de sensibilisation du Projet d`agriculture et de biotechnologie du Nigeria (NABP) pour expliquer les bénéfices potentiels de l`intégration de la biotechnologie dans le développement national.
Le directeur de la NABDA a décrit la biotechnologie comme la transformation des matières par des agents en biotechnologie, expliquant que les activités de biotechnologie comprenaient le brassage-fermentation du vin et la production de manioc.
Invitant les acteurs du secteur agricole à tirer profit de cette idée et de ses applications pour résoudre les problèmes de pénuries de vivres, le spécialiste a aussi expliqué que certaines activités biotechnologiques sont pratiquées par les agriculteurs depuis très longtemps.
Il a indiqué que certaines activités biotechnologiques ont conduit à l`émergence de petites et moyennes entreprises très avancées sur le plan scientifique et technologique ayant diverses relations avec le secteur de la recherche publique et les grandes entreprises.
L`expert a cependant souligné que la biotechnologie est une entreprise exigeant beaucoup d`investissements avec des risques financiers et des dépenses importantes pour la recherche et le développement.
En parlant du NABP, son coordinateur, Christian Fatokun de l`Institut international d`agriculture tropicale (IITA), à Ibadan dans le sud-ouest du Nigeria, a déclaré qu`il a été mis sur pied pour renforcer les capacités biotechnologiques des scientifiques et des institutions et pour renforcer la mise en oeuvre d`une politique de sécurité biologique.
Le NABP est est appuyé par la NABDA, financé par l`Agence américaine pour le développement international (USAID) et mis en oeuvre par l`IITA.
Les détracteurs de l`utilisation de la biotechnologie dans l`agriculture ont déclaré que l`insuffisance d`informations sur les risques que représentent pour les humains les produits agricoles génétiquement modifiés la rendent inappropriée pour les agriculteurs du continent.
( Source : AngolaPress)
14:36 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.06.2006
Le groupe pharmaceutique bâlois lance une offre publique d'achat (OPA) amicale sur la totalité de la société britannique NeuTec Pharma
Novartis a décidément le vent en poupe cette semaine. Après avoir annoncé mardi l'achat de droits sur un médicament contre l'hépatite C, la société lance une offre public d'achat sur la société britannique NeuTec Pharma.
Novartis met environ 690 millions de francs sur la table, notamment pour s'assurer la propriété de deux médicaments contre les infections qu'elle estime prometteurs.
L'opération bénéficie déjà d'un large appui, a indiqué mercredi Novartis. Elle est soutenue par le conseil d'administration et les principaux actionnaires, qui réunissent ensemble 39% du capital de NeuTec Pharma.
L'OPA assure un prix de 10,50 livres (23,70 francs) par action, soit une prime de 109% par rapport au cours de clôture lundi.
( Source : SwissInfo.org )
13:47 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.06.2006
Novartis rachète les droits d'un médicament contre l'hépatite C
Novartis a racheté à la société de biotechnologie américaine Human Genome Sciences (HGS) les droits pour l'Albuferon, un médicament contre l'hépatite C. L'accord prévoit un versement initial de 45 millions de dollars (54,5 millions de francs).
Le géant pharmaceutique bâlois prévoit ensuite de procéder à des paiements selon les phases de développement du produit. Ces montants ne sont pas chiffrés.
Les deux sociétés commercialiseront le médicament en commun outre-Atlantique. La multinationale helvétique détiendra toutefois les droits uniques de lancement et de commercialisation en dehors des Etats-Unis. Les études de phase III, soit les dernières avant une mise généralisée sur le marché, de l'Albuferon devraient débuter d'ici à la fin de l'année.
( Source: Les Echos.fr )
17:40 Publié dans Droit | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.06.2006
De nouveaux traitements prometteurs contre le cancer du rein
C’est une très bonne nouvelle pour les patients souffrant d’un cancer du rein pour lesquels les traitements actuellement disponibles ne sont pas efficaces. Plusieurs laboratoires pharmaceutiques s’apprêtent à mettre sur le marché de nouveaux traitements contre ce type de cancer. Plusieurs équipes ont présenté leurs résultats à la conférence annuelle de l’ASCO (American Society of Clinical Oncology), réunie jusqu’à demain à Atlanta (USA).
Le Sutent, mis au point par Pfizer, permet de réduire la tumeur du rein de 25% contre 5% pour l’interféron et l’interleukine, selon les résultats d’un essai clinique mené sur 750 personnes souffrant d’un cancer du rein avancé. Ce médicament, qui a reçu l’autorisation de la FDA en janvier, agit en bloquant une protéine qui permet aux vaisseaux sanguins de se former. L’objectif est de stopper l’angiogénèse pour freiner ou empêcher la croissance de la tumeur. Le Nexavar de Bayer et Onyx, approuvé en décembre 2005 par la FDA, agit de la même façon.
Un autre inhibiteur de la vascularisation devrait être mis sur le marché par Wyeth. Un vaste essai clinique, mené sur des personnes dont le pronostic vital était très mauvais, a montré que le temsirolimus était plus efficace que l’interféron. Les patients sous temsirolimus ont vécu en moyenne 10,9 mois contre 7,3 mois pour le traitement habituel.
Après avoir été dominé pendant quelques années par des sociétés de biotechnologie, le domaine de la recherche contre le cancer attire de nouveau les grands laboratoires pharmaceutiques. Selon les chiffres de l’association des laboratoires pharmaceutiques américains (PhRMA), environ 400 traitements anti-cancer font l’objet d’essais cliniques. Au final, nombre de nouveaux médicaments seront basés sur des mécanismes d’action similaires. Leur diversité donne cependant aux patients de plus grandes chances de trouver une combinaison efficace contre leur maladie.
( Source : Sciences et Avenir )
17:12 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.06.2006
Pfizer va prendre 3,55% du capital de Nicox
Annoncée en mars dernier, l'entrée au capital de Pfizer se précise. Ce matin, Nicox confirme que le géant pharmaceutique américain va apporter 15 millions d'euros à la société de biotechnologie via une émission de capital réservée.
Selon les termes de l'accord, Pfizer souscrira à 1.350.135 actions nouvelles au prix unitaire de 11,11 euros. Ce prix correspond à la moyenne des vingt cours de clôture de l'action précédant l'assemblée générale, augmenté d'une prime de 4,9%. De fait, Pfizer détiendrait, à compter du 9 juin, 3,55% du capital de Nicox.
(Source : Investir.fr )
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