05.01.2008
L'interdiction de fumer dans les lieux publics est un grand succès
Une enquête minute, menée du 1er au 3 janvier dans une centaine de cafés, bars-tabacs, hôtels et restaurants montre que « 97% des établissements étaient non-fumeurs le 2 janvier après-midi, alors que seuls 10% étaient (dans ce cas) en fin décembre 2007. » Intense satisfaction donc, pour l'Alliance contre le Tabac en Ile-de-France (ACTIF) et l'Office français de Prévention du Tabagisme (OFT).
Sur les 100 établissements visités dans le cadre de cette enquête, 79 étaient des cafés-brasseries ou restaurants, 8 étaient des bars-tabacs, 10 des cafés-bars auxquels doivent être ajoutés 3 hôtels.
Quelques constats révélateurs ont été dressés. En tout premier lieu, aucun des 100 établissements n'a installé de fumoir. Sur les 6 « bars à chicha » pris en compte, un seul s'inscrivait en violation du décret, proposant des chichas en terrasse fermée et trois autres cafés orientaux n'en servent plus. En revanche, un établissement loue les chichas et un autre les sert en terrasse ouverte, conformément au texte désormais en vigueur.
« Le seul point noir », souligne le communiqué du Pr Bertrand Dautzenberg qui préside l'OFT, est le non affichage dans 37% des cas, de la signalétique réglementaire d'interdiction de fumer. « Ce devrait être la première mission des corps de contrôle. » Quoi qu'il en soit le contentement est de mise puisque ce « grand succès offre aux consommateurs et salariés un air plus pur à respirer. »
(Source: Destination Santé )
09:53 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.11.2007
Le budget 2008 de la Sécurité sociale à été adopté par le Parlement
Le Parlement français a adopté le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2008.
Le texte prévoit de ramener de 11,7 milliards d'euros en 2007 à environ 8,8 milliards d'euros en 2008 le déficit du régime général.
Il prévoit de contenir le déficit de la branche maladie à 4,3 milliards d'euros - 6,2 milliards cette année - et fixe l'objectif de progression des dépenses d'assurance-maladie (ONDAM) à 2,8% en valeur, la progression attendue en 2007 étant de 4,7%.
Après les députés la veille, les sénateurs ont entériné par 192 voix contre 127 le texte mis au point mardi dernier par une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat. Le PLFSS pour 2008 est donc définitivement adopté par le Parlement.
Les groupes UMP et Nouveau centre (NC) ont voté pour. L'opposition de gauche (socialistes, communistes, radicaux de gauche et Verts) ont voté contre.
"Ce projet donne toute sa portée au principe de responsabilité qui constitue la condition première du maintien de notre système solidaire. Le gouvernement s'engage résolument à maîtriser les dépenses sociales selon une logique d'efficience et non pas simplement comptable", a dit Roselyne Bachelot, ministre de la Santé.
FRANCHISES MEDICALES
Le député socialiste Jean-Marie Le Guen, a estimé que ce PLFSS "est celui du scandale des franchises dont les conséquences sociales sont incalculables. Il ne repose sur aucune vérité des comptes. Enfin, il bafoue un principe fondateur, celui du droit à la santé, laissant libre le champ libre à la privatisation".
Le PLFSS comporte toute une série de mesures dont certaines sont vivement contestées par la gauche comme celle instaurant à compter du 1er janvier des franchises médicales.
Ces franchises, qui ne concernent pas les bénéficiaires de la CMU, les femmes enceintes et les enfants mineurs, consistent à ne pas rembourser 50 centimes sur les médicaments et les actes paramédicaux et 2 euros sur les transports en ambulance ou en taxi, le tout étant plafonné à 50 euros par an.
STOCK-OPTIONS
Plusieurs dispositions visent à inciter les entreprises à conserver les salariés "seniors".
L'une d'entre elles instaure une contribution sur les indemnités de mise à la retraite dont le taux sera de 25% en 2008 puis de 50% en 2009. Une autre porte de 24,15% à 50% la contribution des entreprises pour les nouveaux départs en préretraite.
La CMP a entériné plusieurs amendements introduits par l'Assemblée nationale ou le Sénat.
Un amendement instaure une contribution patronale de 2,5% sur l'attribution de stock-options et de 10% sur les attributions gratuites d'actions. Il crée une contribution salariale, également de 2,5%, sur la plus-value dégagée lors de la levée de l'option.
Le dispositif, a précisé le Sénat, ne s'applique que sur les options attribuées après le 16 octobre 2007.
Un autre amendement a été retenu qui permet, à titre expérimental pour une durée de deux ans et à partir du 1er janvier 2008, de déroger à des accords collectifs pour que le salarié puisse choisir d'être payé pour des heures supplémentaires plutôt que le repos compensateur.
Un autre amendement a été voté qui modifie le régime spécial de retraites des parlementaires. Les parlementaires fonctionnaires ne pourront plus, durant leur mandat, continuer à cotiser à leur régime de retraite d'origine alors qu'ils sont obligatoirement affiliés aux régimes de pension de l'Assemblée et du Sénat.
En revanche, la CMP a rejeté plusieurs amendements comme celui de l'Assemblée qui créait une taxe de 0,22% sur le chiffre d'affaires des fabricants de tabacs ou celui du Sénat qui créait une "taxe nutritionnelle" de 1% du prix de vente hors taxe sur les boissons sucrées dans le but de lutter contre l'obésité.
Autre amendement rejeté par la CMP celui, voté au Sénat, qui obligeait les entreprises de plus de 250 salariés d'employer au moins 8% de salariés de plus de 55 ans sous peine d'une sanction de 5.000 euros par employé manquant.
12:06 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.10.2007
Internes en médecine: le gouvernement renonce au déconventionnement
Le gouvernement va présenter un amendement préconisant des mesures "incitatives" à l'installation de médecins dans les zones sous-médicalisées et excluant "tout déconventionnement", comme le réclament les internes en grève, a indiqué jeudi le ministère de la Santé.
Mais les syndicats d'internes et d'étudiants en médecine, en grève pour défendre leur liberté d'installation, ont annoncé jeudi qu'ils poursuivaient leur mouvement jusqu'au vote de cet amendement.
Ce nouvel amendement est destiné à remplacer l'article 33 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) actuellement examiné à l'Assemblée nationale et contre lequel les internes en médecine sont en grève depuis près d'un mois, a précisé le ministère.
Il prévoit "des mesures d'adaptation, notamment incitatives" pour encourager les médecins libéraux à s'installer dans des zones où ils ne sont pas assez nombreux, mais exclut "tout déconventionnement" des médecins qui ne joueraient pas le jeu, contrairement au projet initial.
Ces mesures devront être "définies après concertation des organisations les plus représentatives des étudiants en médecine, des internes, des chefs de clinique, et des médecins récemment diplômés ou installés avec l'Union des caisses d'assurance maladie" (Uncam, sécurité sociale), précise l'amendement.
"Cet amendement, s'il était voté, lèverait toute possibilité de mesures de non conventionnement ou de déconventionnement, et favoriserait la mise en place de mesures incitatives à l'installation en fonction des besoins et de l'offre de soins", déclarent les organisations --SNJMG, Isnar-IMG, Isnih, Anemf, ISNCCA--, dans un communiqué commun.
"Le vote de cet amendement déboucherait en début de semaine sur la signature du protocole d'accord, ce qui entraînerait de fait la suspension du mouvement de grève", ajoutent-elles.
Elles appellent toutefois "l'ensemble des étudiants en médecine et des jeunes médecins à maintenir la mobilisation jusqu'au vote des amendements prévus et la signature du protocole", ce dernier étant "soumis aux assemblées générales du mouvement samedi et dimanche".
Les organisations saluent par ailleurs le fait que "pour la première fois, le gouvernement entende associer les organisations d'étudiants et de jeunes médecins à l'élaboration de la politique sanitaire et médicale, en particulier pour ce qui concerne les conditions d'installation".
( Source: AFP)
14:32 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.05.2007
Les essais cliniques désormais sur internet
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) lance un nouveau site Internet de recherche sur les essais cliniques. Ce portail répertorie « tous les essais cliniques, qu'ils aient ou non été publiés ». Une véritable banque de données ouverte à tous… mais en anglais uniquement.
Accessible à www.who.int/trialsearch, ce service est une première mondiale. Doté d'une fonction de recherche globale, il se veut un point d'entrée vers tous les registres d'essais cliniques pertinents dans un domaine donné.
Pour le Sous-directeur général de l'OMS Tim Evans, « c'est un énorme pas en avant vers davantage d'accessibilité, de transparence et de responsabilisation de la recherche en santé sur le plan mondial ». Une satisfaction partagée par le rédacteur en chef du New England Journal of Medicine. A ses yeux en effet, « il incombe désormais à l'ensemble des utilisateurs (du nouveau portail) de faire en sorte que leurs travaux soient dûment et complètement enregistrés dans une base de données compatible avec l'OMS ». Si ce beau principe entre dans les faits, voilà qui devrait mettre un terme aux accusations d'opacité souvent portées contre les promoteurs d'essais cliniques.
(Source : OMS 4 mai 2007 )
11:39 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14.03.2007
Le débat sur la loi Leonetti sur la fin de vie relancé
La loi Leonetti qui régit la fin de vie en France depuis avril 2005 va-t-elle suffisamment loin?
Le débat est relancé à l'occasion du procès pour euthanasie d'une infirmière et d'un médecin à Périgueux (Dordogne) et les avis divergent, y compris dans le corps médical.
"J'ai parlé au Dr (Jean) Leonetti, je lui ai dit que sa loi est imparfaite. Il le sait. Il faut légiférer, il faut encadrer", a insisté mardi l'ancien sénateur Henri Caillavet qui a longuement décrit la manière dont il avait aidé son père à mourir.
"Je ne suis pas un assassin", a assuré le vieil homme âgé de 93 ans, très digne, et ardent défenseur du droit à mourir dans la dignité. "Je suis un fils qui voulait respecter la liberté et la dignité de son père".
"Environ 10% des cas ne sont pas réglés par la loi Leonetti", a également estimé le Dr Christophe Bayon, généraliste à Saint-Astier (Dordogne), qui dit ne pas être un "défenseur de l'euthanasie, mais un défenseur de l'euthanasie d'exception, que même cette loi ne couvre pas".
"Dans ces cas, il y a deux solutions: soit on triche avec les médicaments, et l'autre solution c'est de fermer la porte, de tout débrancher et de mettre des boules Quiès et attendre que ça passe", a-t-il souligné en jugeant le deuxième cas inadmissible pour un médecin.
"La loi Leonetti a été vite votée grâce à Vincent Humbert et au combat de sa mère Marie", a aussi rappelé le Dr Frédéric Chaussoy, estimant cependant que ce texte "n'aurait rien apporté à ce jeune tétraplégique". Un point que contestent les juristes, estimant que la loi Leonetti est mal connue par le corps médical.
Le texte parle effectivement de patients atteints de "maladies graves ou incurables" en "phase avancée ou terminale". Ce qui n'était pas totalement le cas de Vincent Humbert, certes handicapé à vie, mais pas agonisant. Les juristes s'accordent cependant pour dire que son cas peut rentrer dans le cadre de la loi, puisqu'il était maintenu en vie artificiellement.
Enfin, le Dr Jean-Marie Faroudja, président du Conseil de l'ordre des médecins de Dordogne, s'est clairement opposé mardi à une évolution législative. "Donner au médecin le pouvoir exorbitant de donner la mort n'est pas acceptable", a-t-il insisté en estimant qu'une infime partie du corps médical seulement y est favorable.
( Source : AFP )
17:45 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.03.2007
A chaque décès son test de paternité.
C'est désormais devenu une coutume: dès qu'un homme célèbre décède, ses prétendus enfants réapparaissent.
Le chanteur James Brown ne reposera pas encore en paix. Depuis sa mort il y a deux mois, plusieurs femmes ont déclaré avoir eu un enfant avec lui.
Les avocats de James Brown et ceux de sa compagne Tomi Rae Hynie sont tombés d'accord sur la façon dont l'ADN sera prélevé sur la dépouille du chanteur, ouvrant la voie à des tests de paternité, a déclaré mardi l'avocat de la jeune femme.Tomi Rae Hynie s'opposait à la manière dont les avocats du chanteur voulaient procéder aux prélèvements, mais les deux parties ont fini par s'entendre et prévoyaient de faire signer l'autorisation d'opérer par le juge mardi, a déclaré l'avocat de Tomi Rae Hynie.
Les échantillons ainsi recueillis sont destinés à des tests de paternité. Les avocats de la défunte star comptent sur ces analyses d'ADN pour faire le tri parmi les diverses prétentions.
Tomi Rae Hynie affirme avoir été mariée au chanteur et que celui-ci est le père de son enfant, et a réclamé un test de paternité. Les avocats de la star affirment quant à eux que James Brown et la jeune femme n'étaient pas mariés devant la loi au moment de sa mort car elle était déjà l'épouse d'un autre homme quand ils ont échangé leur consentement.
Le "parrain de la soul", décédé le 25 décembre à 73 ans, n'a toujours pas été inhumé à cause de ces querelles. Ses avocats ont estimé qu'il était préférable de prélever son ADN avant que le corps ne soit enterré.
Tomi Rae Hynie et les six enfants adultes du chanteur se sont récemmement mis d'accord sur un lieu d'inhumation, a indiqué leur entourage.
Il est toutefois remarquable de noter que les prétendues amantes ne réclament les tests que post mortem. A croire que les enfants n'avaient pas besoin de voir reconnaître leur lien de paternité du vivant de leur géniteur.
D'ailleurs, outre le soucis (à supposer réel) de la recherche du lien de paternité, il semble que ce test s'inscrive plus dans un but pécuniaire. En effet si ces enfants sont bels et bien les descendants du chanteurs, ce lien de filiation vaut surtout de l'or.
FX CARON
( Source : AFP )
18:30 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Une hausse des consultations qui se fait attendre
Les médecins généralistes vont devoir patienter jusqu'en 2008 pour que le tarif de leur consultation soit porté à 23 euros, l'assurance maladie privilégiant un redressement de ses comptes en dépit des menaces agitées par les praticiens d'une journée d'action avant les élections.
Le directeur de l'assurance maladie (Uncam), Frédéric van Roekeghem, et ses trois syndicats partenaires CSMF, Alliance, SML ne sont pas parvenus à un accord, vendredi, au terme d'une nouvelle séance d'une négociation entamée il y a plusieurs mois.
Les médecins demandent que le tarif des généralistes soit porté à 23 euros, contre 21 euros actuellement. Pour eux, puisque la médecine générale est reconnue cette année comme une spécialité médicale à part entière, la consultation des généralistes doit être alignée sur celle des spécialistes.
Ils ont reçu à plusieurs reprises le soutien du ministre de la Santé, Xavier Bertrand, de même que du candidat dont il est le porte-parole, Nicolas Sarkozy.
Mais le coût d'une telle hausse est évalué à 500 millions d'euros en année pleine, alors que le déficit de la branche maladie de la Sécurité sociale devrait encore atteindre 3,9 milliards d'euros en 2007 et que des hausses tarifaires ont été récemment accordées aux kinésithérapeutes et dentistes.
"On ne peut parler d'échec ou de réussite, on reste dans l'attente et nous allons poursuivre notre réflexion avant la prochaine séance" mercredi 7 mars, a déclaré Michel Chassang, président du premier syndicat médical, la CSMF.
Assurance maladie et syndicats médicaux semblent être tombés d'accord sur une première revalorisation d'un euro qui interviendrait dès le second semestre de cette année. Mais ils peinent à s'entendre sur le calendrier et les conditions d'une seconde hausse en 2008.
M. van Roekeghem a toutefois estimé se situer "dans la perspective d'un accord, même si les demandes des médecins sont très élevées".
Il a "proposé aux médecins que la deuxième tranche soit conditionnée en 2008 aux résultats de la maîtrise médicalisée des dépenses de santé (contrôle des prescriptions d'arrêts de travail et des antibiotiques, développement des génériques, ndlr)", ce que les médecins refusent.
Avec des économies d'un montant d'1,3 milliard d'euros en 2005 et 2006, ils estiment en effet avoir rempli leur contrat.
"L'accélération de la maîtrise des dépenses" figure pourtant, a rappelé M. van Roekeghem, au rang des "priorités" de l'assurance maladie avec "l'amélioration de la prévention en matière d'iatrogénie (interaction) médicamenteuse et de dépistage du cancer du sein" et "l'accompagnement de la médecine générale dans son passage à une spécialité".
L'assurance maladie s'est également dite favorable, par la voix de son président (CFDT), Michel Regereau, au développement de forfaits liés à la qualité des soins, à la prévention et au suivi des patients pour rémunérer les généralistes.
Le premier syndicat médical, la CSMF, a, malgré l'absence d'accord, réitéré sa volonté de "sauvegarder" le contrat passé en 2005 avec l'assurance maladie. Elle n'a cependant pas retiré sa menace d'organiser une "journée d'action" des praticiens avant l'élection.
Ce syndicat, en baisse lors des élections professionnelles de 2006, avait déjà mené un bras de fer tarifaire en 2002, en pleine campagne électorale, et obtenu, au terme de huit mois de négociations très tendues, la revalorisation de la consultation de 17,53 euros à 20 euros.
( Source : AFP )
18:05 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.01.2007
Cancer du poumon : un thérapie génétique encourageante
Un traitement génétique expérimental a permis de fortement réduire des cancers du poumon chez des souris de laboratoire, selon une étude publiée lundi aux Etats-Unis.
Ces résultats encourageants pourraient ouvrir la voix à des thérapies plus efficaces et moins toxiques contre ce type de cancer chez les humains, selon les auteurs de ces travaux parus dans la revue Cancer Research.
Ces chercheurs ont indiqué que l'inoculation de deux gènes anti-cancéreux avaient résulté en une diminution de 75% du nombre de cellules cancéreuses et de 85% du volume des tumeurs chez les souris.
"Nous avons observé une régression importante des tumeurs avec des effets secondaires minimum", précise le D. Jack Roth, professeur de médecine au centre du Cancer Anderson à l'Université du Texas et principal auteur de cette étude.
"La faible toxicité de ce traitement laisse aussi penser que nous pourrions administrer des doses élevées", ajoute-t-il.
Ces deux gènes, acheminés dans la tumeur par des nanoparticules, agissent en synergie pour induire l'auto-destruction des cellules cancéreuses, un processus appelé apoptose, ou suicide cellulaire.
Le premier gène appelé p53 qui conduit des cellules cancéreuses à se détruire est souvent absent ou défectueux dans les cellules cancéreuses.
Le second gène, le FUS1, est un inhibiteur de la tumeur absent de la plupart des cancers chez les humains. Le FUS1 est également dopé par les effets du gène p53.
Les cancérologues de centre Anderson sur le Cancer à Houston testent actuellement le gène FUS1 sur des malades souffrant de la forme la plus fréquente d'un cancer avancé du poumon.
( Source : AFP )
12:08 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.01.2007
Le bébé-médicament est désormais autorisé à naître
Le 23 décembre 2006, en effet, le décret d’application de la loi française de bioéthique a été publié au Journal officiel. La loi du 6 août 2004 autorise les parents et les médecins à sélectionner les cellules saines d’un enfant conçu in vitro pour tenter de sauver, par greffe thérapeutique, un aîné atteint de maladie génétique incurable et mortelle. Le décret apporte des précisions sur le dispositif d’application de la loi adoptée en 2004.
Le décret d’application paru au Journal officiel encadre très strictement le dispositif de la loi de bioéthique du 6 août 2004 des «bébés du double espoir» ou des «bébés-médicaments». Il précise le rôle de l’Agence de la biomédecine en matière de diagnostic prénatal (DPN) et de diagnostic préimplantatoire (DPI). Celle-ci ne délivrera les autorisations de diagnostics qu’au cas par cas. Première des conditions requises : le caractère incurable de la maladie entraînant le décès, dès les premières années de sa vie, du sujet malade ; seconde condition : la possibilité d’apporter une amélioration décisive à l’état de santé de l’enfant atteint. La procédure de double DPI sur des cellules d’embryons conçus in vitro ne sera accordée, de manière exceptionnelle, qu’après avis du conseil d’orientation de l’Agence de la biomédecine. Les parents devront alors s’acquitter d’un consentement écrit et réitéré par les deux membres du couple.
Jusqu’à présent, le diagnostic prénatal était pratiqué sur des embryons issus de familles à risque, afin d’identifier d’éventuelles anomalies génétiques, ceux présentant un génotype malade étant alors détruits. La nouveauté, c’est que ce diagnostic va être doublé. Lors du second diagnostic préimplantatoire, les biologistes vont vérifier que le système immunitaire du bébé est compatible avec celui de l’aîné. Ces analyses vont permettre de sélectionner, à partir d’une série de tests sur des cellules d’embryon conçus in vitro, des embryons porteurs de cellules saines susceptibles de «sauver» un frère ou une sœur aîné(e). Ce dispositif n’a rien à voir avec le clonage : il s’agit d’assistance à la procréation. L’intervention médicale va consister à implanter dans l’utérus de la mère les seuls «bébés médicaments», autrement dit les seuls donneurs compatibles pour soigner l’enfant malade.
Prélevées à la naissance ou ultérieurement sur le puîné, les cellules saines du cordon ombilical, du placenta ou de la moelle osseuse pourront alors, après greffe thérapeutique, permettre de «soigner» un aîné condamné par la maladie. C’est en ce sens que, «sélectionné» à des fins thérapeutiques, les «bébés médicaments» font figure de «bébé du double espoir». Toutefois, si ce dispositif ouvre de nouvelles perspectives thérapeutiques et offre d’énormes espoirs pour les familles confrontées au drame, il n’en demeure pas moins qu’il soulève aussi des interrogations d’ordre psychologique et éthique : quelle sera l’attitude des parents vis-à-vis de l’enfant conçu pour en soigner un autre ? Quelle pourrait être la culpabilité vécue par l’enfant «donneur» en cas d’échec médical ? Quel peut-être le poids de la dette morale ressentie par celui qui est «sauvé» envers le «sauveur» ? Le fait de sélectionner les embryons ne peut-il représenter un risque de dérive vers l’eugénisme ?
L’Agence de biomédecine a donc en charge de superviser la conceptions de ces bébés «sur mesure» pour éviter toute dérive. C’est elle qui, par ailleurs, est chargée de l’agrément des praticiens habilités à effectuer les actes médicaux requis. Assistance médicale à la procréation et diagnostic prénatal sont ainsi placés sous la tutelle de l’Agence.
A ce sujet vous pouvez retrouver un article très intéressant du Président du tribunal pour enfants de Bobigny en cliquant sur le lien suivant : Droit des enfants .
Bonne lecture à tous et merci pour vos réactions.
( Source : RFI )
16:30 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.12.2006
Distilbène : la justice ne reconnaît pas le "préjudice spécifique de contamination"
Suite des affaires de Distilbène:
La cour d'appel de Versailles a revu à la hausse jeudi les indemnisations que doit verser le laboratoire UCB Pharma à huit jeunes femmes qui ont été exposées au Distilbène, mais a refusé de leur reconnaître un "préjudice spécifique de contamination" par ce médicament prescrit autrefois pour prévenir les fausses couches, a indiqué l'association Réseau DES-France.
"Ce préjudice spécifique n'a été retenu que pour Catherine, une jeune femme qui est décédée de son cancer il y a deux ans", a déploré Anne Levadou la présidente de DES-France, jointe par l'Associated Press. "C'est terrible pour les familles qui ont l'impression qu'il faut mourir pour qu'il y ait un préjudice".
En revanche, la cour d'appel a ordonné la réalisation de deux expertises sur deux enfants dont la grand-mère a pris du Distilbène pendant la grossesse, nés grand prématuré ou handicapé. Une victoire pour les victimes qui réclament depuis longtemps que la lumière soit faire sur les risques encourus par la 3e génération.
Le 10 juin 2005, le tribunal de grande instance de Nanterre avait refusé d'indemniser ces enfants au motif qu'il était trop tôt car leur état de santé n'est pas encore stabilisé. "Or un enfant grand prématuré a surtout des problèmes les premières années", a noté Mme Levadou.
Le tribunal de Nanterre avait condamné le laboratoire UCB Pharma à verser plus de 802.700 euros de dommages-intérêts à ces huit femmes exposées au Distilbène pendant la grossesse de leur mère et atteintes aujourd'hui de cancer ou de malformation. Une somme revue à la hausse, au-delà des offres faites par le laboratoire, a précisé Mme Levadou. Le tribunal avait également reconnu l'existence d'un préjudice pour les parents, maris ou compagnons des jeunes femmes et leur a accordé des dommages-intérêts. Une décision confirmée en appel.
Le Distilbène, nom commercial de l'hormone de synthèse diéthylstilbestrol (DES), a été largement utilisé de la fin des années 40 au milieu des années 70 pour prévenir les fausses couches. De nombreuses jeunes femmes, dont la mère prenait du Distilbène, souffrent aujourd'hui de cancers provoqués par ce médicament.
Le 8 mars dernier, la Cour de cassation a confirmé la responsabilité d'UCB Pharma pour les cancers dont souffrent deux jeunes femmes et dont les mères avaient été traitées pendant leur grossesse au Distilbène.
Elle a retenu qu'UCB Pharma avait "manqué à son obligation de vigilance" en commercialisant le Distilbène jusqu'en 1977, alors "qu'existaient avant 1971 et dès les années 1953-1954 des doutes portant sur l'innocuité" du médicament.
Ce n'est qu'en 1971 qu'il a été prouvé qu'il provoquait de graves malformations chez les enfants des mères traitées avec le médicament pendant leur grossesse. Immédiatement interdit aux Etats-Unis, le Distilbène a été prescrit en France jusqu'en 1977, avec des records de consommation entre 1968 et 1973.
Le nombre d'adultes exposés durant la grossesse de leur mère à ce médicament est estimé à 160.000, selon l'association DES-France.
Les actions juridictionnelles en la matière ne font donc que commencer...
(Source : AP)
13:50 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.12.2006
Cellules souches : Le Généthon en phase de test sur l'homme
Seize ans après sa création grâce aux premiers Téléthon, le laboratoire Généthon, installé à Evry, prépare des gènes-médicaments pour de premiers essais pour l'homme, en dépit d'une polémique avec des groupes catholiques qui pourrait influer sur les dons.
Objet de la controverse, l'Institut des cellules souches (I-Stem) installé au rez-de-chaussée d'un des bâtiments du Généthon, où une équipe dirigée par un chercheur de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Marc Peschanski, a entamé des recherches sur des lignées de cellules souches embryonnaires.
Ces travaux, soutenus par l'Association française contre les myopathies (AFM) et l'Inserm, sont destinés à découvrir quelles molécules pourraient avoir un effet thérapeutique pour les maladies de Huntington et de Steinert, dans un premier temps, puis ultérieurement contre la mucoviscidose notamment. Ils ne représentent que "1,5% du budget", souligne le président du Généthon, Bernard Barataud.
Des millions de molécules thérapeutiques doivent être testées sur des cellules souches issues de la culture en laboratoire de cellules prélevées sur des embryons porteurs des maladies génétiques ou indemnes, afin de comparer les résultats.
Il s'agit jusqu'à présent de lignées de cellules créées à l'étranger, car l'autorisation de le faire en France est récente et la technique restait à mettre au point.
Ces recherches légales, permises grâce à des embryons congelés issus de la fécondation in vitro, que leurs géniteurs, non désireux de les utiliser, ont donné volontairement pour la recherche, irritent certains groupes catholiques.
"De quel droit un groupe aussi religieux soit-il tente d'imposer ses vues au reste de la société", s'indigne le président du Généthon.
"Si on gagne", c'est-à-dire si le Téléthon continue de remporter un succès, "ils vont se faire désavouer par la population", dit-il, estimant que si les dons baissent, les groupes catholiques à l'origine de la polémique seront aussi la cible de critiques.
Mais l'essentiel de l'activité du Généthon, un des fleurons de l'AFM avec l'Institut de Myologie, ne concerne pas les cellules souches embryonnaires.
Après avoir contribué au développement de techniques qui ont permis l'identification ou la localisation de centaines de gènes à l'origine de maladies génétiques, le Généthon, qui emploie près de 200 personnes, prépare des vecteurs prêts à transporter des gènes réparateurs au coeur de cellules cibles.
Un site de production, accrédité par l'Agence du médicament, vient de sortir les premiers lots de "gènes-médicaments" destinés à un essai de thérapie génique sur l'homme. Un premier essai concernant une maladie neuromusculaire, la gamma-sarcoglycanopathie, doit démarrer en décembre.
Trois autres essais cliniques, concernant un déficit immunitaire et deux autres maladies neuromusculaires, dont la myopathie de Duchenne, sont prévus pour l'an prochain.
Les recherches pour mettre au point d'autres vecteurs thérapeutiques se poursuivent sur des souris.
Grâce à des microscopes de haute technologie, on peut voir sur grand écran en 3D des vecteurs porteurs de gènes-médicaments s'insérer dans des cellules-cibles. Des fibres musculaires de souris traitées apparaissent en fluorescence de leur vivant, permettant de visualiser la réussite d'un procédé.
Le Généthon abrite aussi une banque d'ADN, utilisée par de nombreuses équipes de chercheurs, concernant 371 maladies, dont de nombreuses myopathies, mais aussi la mucoviscidose, le glaucome, l'autisme, la schizophrénie, l'obésité, l'épilepsie, le diabète.
( Source : AFP )
19:17 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.11.2006
Gardasil : un vaccin tant attendu
Au terme d'un parcours considéré comme exemplaire, le vaccin (Gardasil) contre le virus HPV (Cancer de l'utérus) aurait été lancé selon la Direction générale de la Santé (DGS), sans attendre les recommandations des pouvoirs publics.
Or souligne un communiqué de la DGS, c'est à la mi-décembre seulement que « le Conseil supérieur d'hygiène publique de France (CHSPF) émettra (…) des recommandations sur l'utilisation de ce vaccin. », prenant en compte son « impact potentiel en termes de santé publique. »
Car d'une part il « ne protège que contre certaines des souches virales susceptibles d'induire des cancers génitaux féminins (environ 80%). D'autre part, (…) on ne connaît pas aujourd'hui la durée de la protection qu'il confère. Or les cancers surviennent plusieurs années après la contamination. La prévention continuera donc de reposer sur le dépistage, même si l'apport de ce vaccin peut se révéler très intéressant. Enfin, ce vaccin ne protège pas vis à vis d'autres virus à transmission sexuelle, il conviendra donc de rester vigilant en matière de prévention des infections sexuellement transmissibles. »
Les pouvoirs publics auraient manifestement préféré que le fabricant attende, pour mettre son vaccin, le "Gardasil", sur le marché, que soient closes les négociations relatives à sa prise en charge. En effet, ce vaccin est susceptible d'être admis au remboursement dans le courant du premier semestre 2007. Compte tenu des incertitudes liées à toute nouvelle vaccination de masse, il sera alors indispensable de mettre en place des outils mesurant l'impact de ce vaccin sur la santé de la population, tant en ce qui concerne la pharmacovigilance que le suivi de l'écologie virale et l'apparition des lésions histologiques. Il faudra pour cela que le CHSPF émette des recommandations à partir desquelles la commission de la transparence de la Haute Autorité de Santé (HAS) se prononcera sur son service médical rendu (SMR).
Tout cela se traduira par un avis donné au ministre… Rien ne permet d'affirmer que celui-ci en tiendra compte. Le précédent du vaccin anti-hépatite B, qui valut à la France d'être tancée par l'OMS, parle de lui-même… En tous cas c'est le ministre qui décidera de l'inscription au remboursement de ce vaccin et de la population qui en bénéficiera. Le comité économique des produits de santé négociera le prix (actuellement 145 euros la dose), et l'Union nationale des Caisses d'Assurance-maladie fixera le taux de prise en charge. On le voit, cette application du « principe de précaution » est aussi financière.
Le fabricant pour sa part, plaide la transparence. Arguant que le Gardasil s'est vu délivrer une autorisation de mise sur le marché (AMM) en 9 mois seulement, soulignant que l'AFSSaPS était co rapporteur du dossier, Sanofi Pasteur MSD précise que « toutes les autorités concernées étaient informées de nos intentions. Nous avons naturellement lancé un plan de minimisation des risques, et dans tous les pays ce vaccin a bénéficié d'une revue accélérée. Cela étant les enjeux de santé publique sont tels qu'il était pleinement légitime de le mettre dès maintenant à la disposition du plus grand public. » A titre indicatif, il y aurait selon l'OMS 440 millions de femmes infectées par HPV dans le monde. Et chaque année, 250 000 morts par cancer du col de l'utérus.
( Source : Destination Santé )
21:34 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.11.2006
Amiante : la faute inexcusable de la société Michelin
Le tribunal des affaires de sécurité sociale de Clermont-Ferrand a reconnu jeudi dernier la faute inexcusable de Michelin au profit de quatre anciens salariés de la manufacture, victimes de l'amiante, dont trois sont morts en 2002 et 2003.
Les quatre cas, examinés le 14 septembre par le TASS, sont les premiers concernant les usines de Clermont-Ferrand. Le jugement avait été mis en délibéré.
Pour les trois anciens salariés décédés d'un mésothéliome (appelé aussi "cancer de l'amiante"), les procédures ont été menées par leurs ayants-droit, veuves et enfants.
"J'ai perdu mon mari mais je suis contente de voir que la faute inexcusable de Michelin est reconnue", a dit à l'AFP Suzanne Nolot, dont le mari est mort en 2002, à 62 ans. "Au-delà des indemnisations, il y a le côté moral, primordial pour nous : mon mari a été respecté", a-t-elle estimé. Son époux a travaillé à la manufacture de 1962 à 1973, au service entretien.
L'amiante était utilisé chez Michelin notamment pour isoler les presses de cuisson des pneus, calorifuger les conduits de vapeur et isoler les cloisons.
La reconnaissance de la faute inexcusable de l'employeur entraîne, au-delà de l'indemnisation du préjudice, un doublement de la rente versée à la veuve, qui s'élève alors à 100% du salaire du mari.
"La question de l'amiante s'est posée très tard chez Michelin alors que les procédures ont débuté ailleurs il y a une dizaine d'années", a déploré Me Jean-Paul Teissonnière, du barreau de Paris, qui défendait les plaignants. "Il y a chez Michelin une culture du secret et de la dissimulation qui a permis de cacher la vérité plus longtemps qu'ailleurs"
Michelin a un mois pour faire appel à compter de la notification du jugement. "On a comme tout le monde utilisé de l'amiante comme isolant thermique à une époque où les risques pour la santé étaient méconnus", a indiqué la direction de Michelin.
"En revanche, dès que l'on a eu connaissance de ces risques, on a procédé au désamiantage avant même que la réglementation de 1996 ne le demande", a-t-on indiqué de même source.
Une quinzaine de procédures supplémentaires, dont sept cas de décès, ont été lancées devant le même tribunal de Clermont-Ferrand.
La cour d'appel de Nancy a déjà reconnu le 19 septembre 2006 la "faute inexcusable" de Michelin, dont un salarié de l'usine de Golbey (Vosges) a été contaminé par l'amiante.
( Source : AFP )
19:05 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.11.2006
Un nouveau test fiable et peu onéreux pour détecter le VIH
Une équipe française a mis au point une méthode nouvelle pour la détection des maladies infectieuses, notamment l'infection à VIH ou les hépatites. Près de 1 000 fois plus sensible que les méthodes actuelles, elle aurait aussi l'avantage d'être… bon marché.
Ce test biologique est le fruit d'une collaboration entre des équipes du Centre national de la Recherche scientifique (CNRS) et de l'Ecole supérieure de physique et de chimie industrielle. Par rapport aux deux méthodes actuellement utilisées (les tests LAI et ELISA), il présente deux atouts majeurs.
D'une part, il est plus sensible que le latex agglutination assay (LAI). Si cette méthode est facile à mettre en oeuvre et peu coûteuse, elle ne convient pas aux dépistage précoces. D'autre part, il s'avère moins compliqué et moins onéreux que la méthode enzyme linked immunosorbent assay (ELISA). Sans oublier qu'il se présente sous la forme d'un appareil portatif. Des caractéristiques qui en font un test particulièrement bien adapté aux pays en développement. Aujourd'hui, il est encore « en phase de développement dans deux sociétés pour les applications humaines ».
( Source : CNRS, 27 octobre 2006 , Destination Santé )
15:56 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.10.2006
Euthanasie : Une femme de 80 ans jugée pour avoir tué sa fille handicapée
Le procès de Léonie Crevel, 80 ans, accusée d'avoir mis fin aux jours de sa fille handicapée en juillet 2004 à Tancarville, près du Havre (Seine-Maritime), s'est ouvert lundi matin devant la cour d'assises de Seine-Maritime à Rouen.
Les débats doivent se dérouler sur deux jours et seront présidés par Michel Gasteau. Léonie Crevel, qui comparaît libre, a été mise en examen pour "homicide volontaire sur personne vulnérable". Elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
L'octogénaire est accusée d'avoir mis fin aux jours de sa fille Florence, 42 ans, hémiplégique, aveugle et grabataire, le 31 juillet 2004 à son domicile, une petite maison située à Tancarville.
Ce jour-là, Léonie Crevel, qui assumait seule la charge de sa fille depuis plusieurs années et qui ne supportait plus de voir cette dernière souffrir, l'aurait étranglée en lui passant une corde autour du cou et en la faisant basculer de son lit médicalisé. Elle avait ensuite alerté les gendarmes.
Selon Me Titus, plusieurs témoins se succèderont à la barre pour expliquer que sa cliente "n'est pas une criminelle, mais une femme qui a tout sacrifié pour sa fille". Le ministère public est représenté par Delphine Miennel.
Ce procès relance le débat sur l'euthanasie et le droit à la mort.
( Source : AFP )
14:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
15.10.2006
L'erreur humaine à l'origine des accidents de radiothérapie
Des erreurs de manipulation sont à l'origine d'accidents de radiothérapie d'une ampleur encore inédite en France, qui ont entraîné un décès et des complications chez 13 des 103 patients traités pour des cancers de la prostate entre 2004 et 2005 à Epinal, selon les autorités.
Selon l'Agence régionale de l'hospitalisation (ARH) de Lorraine, ces surdosages relèvent d'une "mauvaise utilisation" d'un logiciel introduit en mai 2004, notamment d'erreurs de paramétrages et du "manque de maîtrise technique" d'une partie du personnel du centre hospitalier Jean-Monnet.
Pour le directeur de l'ARH Antoine Perrin, "il y a eu clairement un problème de paramétrages, probablement dû à une mauvaise formation" du personnel. "Les personnels ont mal intégré la formation qu'ils ont reçue. Reste à savoir si elle a été bonne ou pas, même si nous avons des raisons de penser qu'elle comportait des failles", poursuit M. Perrin, pour qui "l'erreur humaine" est incontestablement à l'origine de ces surexpositions.
Le Dr Pierre Aletti, physicien médical mandaté en début de semaine par l'ARH au centre hospitalier d'Epinal, a avancé pour sa part vendredi l'hypothèse d'un problème d'ergonomie du logiciel "qui peut contribuer au risque d'erreur".
Le logiciel a été remplacé en mai 2005, quelques mois avant que ne se déclarent les premiers symptômes pathologiques, fin juillet 2005.
L'enquête épidémiologique interne a débuté en septembre de la même année.
Le procureur d'Epinal Bernard Marchal a indiqué vendredi que la famille d'un patient irradié avait "signalé fin mars (2006) les faits, sans toutefois souhaiter porter plainte" devant la justice.
Selon le procureur, cette famille avait contacté le centre hospitalier, qui avait reconnu une erreur de manipulation. Elle avait reçu une provision de 10.000 euros de la part de l'assurance de l'établissement. Précisant qu'il n'avait "reçu aucune plainte pour le moment", le procureur a toutefois assuré qu'il donnerait "suite à toute plainte qui sera déposée" dans le cadre de cette affaire.
Selon la directrice de l'hôpital, Dominique Capelli, des "transactions" à l'amiable sont en cours avec d'autres patients. "Il y a eu déjà eu 11 expertises et, je crois, neuf propositions d'indemnisation ont été faites", a-t-elle précisé. Les indemnisations proposées pour dédommager les patients irradiés sont "tout à fait faibles", a estimé l'avocat d'un des blessés, Me François Lefort.
Tous originaires de la région d'Epinal, les 23 patients, traités pendant un an, ont subi une surexposition de 20% aux rayonnements de radiothérapie. Ce surdosage a fini par provoquer le décès de l'un d'entre eux.
Trois autres patients sont également décédés, sans toutefois de lien direct avec l'accident, tandis que 13 autres connaissent des complications apparues à partir de juillet 2005, à savoir des rectites (inflammation du rectum) qui ont nécessité la pose d'anus artificiels. Les six derniers ne présentent aucun symptôme.
( Source : AFP )
19:07 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
09.10.2006
Tabac dans les lieux publics : une interdiction fixée au 1er février 2006
Dominique de Villepin a donné dimanche le feu vert du gouvernement à l'interdiction du tabac dans les lieux publics le 1er février 2007, assortie d'un délai jusqu'au 1er janvier 2008 pour les cafés, tabacs, restaurants et discothèques.
Le tabac "sera interdit dans tous les lieux publics, écoles, collèges, magasins à compter du 1er février 2007, a déclaré le Premier ministre, invité du Grand Jury RTL Le Monde/LCI/Le Figaro.
Cependant, "les établissements qui traditionnellement accueillent les fumeurs, comme les bar-tabacs, restaurants, discothèques, disposeront d'un délai supplémentaire jusqu'au 1er janvier 2008", a-t-il précisé.
Le temps pour ces lieux de convivialité de s'adapter et d'installer, s'ils le souhaitent des "fumoirs strictement réglementés, dans lesquels le personnel n'aura pas la possibilité d'entrer, ni ne pourra servir de consommations".
Pour "accompagner" les fumeurs désireux d'arrêter la cigarette, la sécurité sociale prendra en charge un tiers du coût des traitements anti-tabac, a annoncé M. de Villepin.
Le gouvernement va "doubler" les subventions aux associations de lutte contre le tabagisme, a annoncé lundi l'entourage du Premier ministre.
Le chef du gouvernement a fait cette annonce lors d'une rencontre avec ces associations à Matignon, à laquelle participait le ministre de la Santé Xavier Bertrand.
Dans son rapport rendu public mardi, la mission parlementaire sur le tabac, dont M. de Villepin a salué les "travaux remarquables", s'était prononcée pour une interdiction au plus tard au 1er septembre 2007, sans aucune dérogation.
Les contrevenants seront frappés d'une "amende forfaitaire" de 75 euros pour les individus et 150 euros pour les établissements responsables, a précisé le Premier ministre.
Un décret sera préparé dans les prochains jours pour respecter le délai de trois mois nécessaires à son application, a-t-il ajouté, précisant qu'il "restera possible de fumer dans la rue et les lieux privés".
( Source : AFP )
17:37 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.10.2006
Suite du débat sur les antennes relais : La femme électro-sensible aux antennes relais déboutée à Strasbourg
Le tribunal d'instance de Strasbourg a débouté vendredi une femme se déclarant électro-sensible aux antennes-relais de téléphonie mobile, de la plainte qu'elle avait introduite contre son bailleur social CUS Habitat, a-t-on appris auprès du greffe du tribunal.
Sabine Rinckel, 42 ans, affirmait être atteinte d'électro-hypersensibilité (EHS), une pathologie reconnue en Grande-Bretagne et en Suède, mais pas en France et accusait son bailleur social de ne pas l'avoir mise à l'abri des effets des antennes-relais, malgré un premier relogement dans un autre quartier de Strasbourg en 2003.
Le tribunal a estimé que les "troubles présentés par la plaignante sont inhérents à sa personne, étant donné que la nouvelle locatrice (du logement qu'elle occupait) ne présente aucun problème".
Le tribunal a également retenu que les troubles invoqués étaient "subjectifs" et que le bailleur ne pouvait être tenu pour "responsable de facteurs extérieurs".
Ce jugement, tout en déboutant la plaignante, semble toutefois permettre une mise en jeu des responsabilités en matière de troubles causés par des antennes relais. Cependant il reste toujours à démontrer scientifiquement que de tels équipements sont bels et bien nuisibles pour la santé.
( Source : AFP )
23:03 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Sida : quand l'Afrique montre l'exemple aux USA.
Depuis de nombreuses années, l’élite intellectuelle des pays développés assurait que les Africains éprouveraient des difficultés à bien suivre un traitement contre le SIDA. Or, ils s’en sortent parfaitement bien, mieux même que les Américains !
C’était même quasiment devenu un prétexte pour ne pas s’acharner à amener des anti-rétroviraux en Afrique. Pour quoi faire, après tout ? Et bien, le Professeur Edward Mills, de l’Université de Californie à San Francisco, apporte une réponse édifiante à cette attitude. Il a réalisé une méta-analyse de 31 études menées aux Etats-Unis et 27 en Afrique. "Moins d’un Américain séropositif sur deux suit correctement son traitement", assure-t-il. "En Afrique, ils sont 77% dans ce cas".
Qui peut encore penser que la pauvreté représentait un facteur de non-observance du traitement? Voilà qui a le mérite de remettre les idées en place en la matière.
( Source : Destination Santé )
22:23 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.09.2006
Tabac dans les lieux publics: décision gouvernementale d'ici la mi-octobre
Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a annoncé mercredi que le gouvernement prendrait d'ici "la mi-octobre" sa décision sur l'interdiction de fumer dans les lieux publics, alors qu'il s'exprimait devant une mission parlementaire qui doit rendre son rapport le 3 octobre.
"Aujourd'hui, nous sommes dans la dernière ligne droite qui précède la décision. Le gouvernement prendra sa décision pour la mi-octobre", a déclaré le ministre, lors d'une audition devant la mission d'information sur l'interdiction de fumer dans les lieux publics présidée par Claude Evin.
M. Bertrand s'est prononcé pour sa part en faveur d'un décret applicable dès le 1er janvier, en particulier dans les entreprises et administrations publiques, avec d'éventuelles "adaptations" et une "progressivité" pour certains secteurs d'activité.
Il a précisé que des "adaptations ne peuvent pas remettre en cause le principe de l'interdiction", ajoutant qu'aucun salarié des services de restauration ou d'entretien ne devrait avoir à pénétrer dans d'éventuelles "pièces fumeurs fermées".
Ecartant la nécessité d'une loi, il a relevé qu'un décret pourrait être publié "avant fin novembre", si telle était la décision retenue par le gouvernement.
( Source : AFP )
00:24 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.09.2006
IRM : des délais désespérément longs
Après une diminution en 2004, le délai moyen d'attente pour un examen par imagerie en résonance magnétique (IRM) augmente à nouveau en France. Il s'élève désormais à 33,2 jours. Bien loin des 15 jours fixés comme objectif par le Plan cancer pour début 2007.
D'après une enquête de l'association Imagerie Santé Avenir, l'attente varie fortement d'une région à l'autre : de 20 jours en Midi-Pyrénées à 62 en Lorraine, ou 54 en Haute-Normandie. Au total, plus de la moitié des Français vivent dans une région où l'attente dépasse 30 jours. Et pendant ce temps, la maladie progresse...
( Source : Destination Santé )
14:29 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.09.2006
Sondage: une écrasante majorité de Français réclame l'interdiction des OGM
Près de neuf Français sur dix (86%) est favorable à l'interdiction des OGM, qu'elle soit définitive (28%) ou temporaire, le temps d'évaluer l'impact des OGM sur la santé et l'environnement (58%), selon un sondage CSA-Greenpeace publié vendredi par "Le Parisien/Aujourd'hui en France".
Après la découverte en France de la présence de riz américain contaminé aux OGM, les Français, traditionnellement réticents en la matière, se montrent plus que jamais méfiants.
Ils sont ainsi près de la moitié (45%) à penser que les OGM entrent "souvent" dans la fabrication des produits ou aliments qu'ils consomment; 38% estiment que c'est "rarement" le cas".
Les deux tiers des Français sont "plutôt inquiets" ou "très inquiets" à l'idée de manger des produits contenant des OGM.
( Source : Sondage CSA-Greenpeace)
17:28 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.09.2006
Les antennes-relais sont-elles dangereuses pour la santé?
Le tribunal d'instance de Strasbourg a examiné vendredi la plainte d'une habitante de Strasbourg qui accuse son bailleur social, CUS Habitat, de n'avoir rien fait pour la mettre à l'abri des effets des antennes-relais de téléphonie mobile dont elle dit souffrir.
Sabine Rinckel, 42 ans, affirme être atteinte d'électro-hypersensibilité (EHS), une pathologie reconnue en 2004 par l'OMS ainsi qu'en Grande-Bretagne et en Suède, mais pas en France.
Son avocate a évoqué à l'audience les troubles ressentis par sa cliente dans ses logements successifs depuis avril 2003 en raison de la présence d'antennes-relais de téléphonie mobile: sifflements d'oreille, fourmillements, tachycardie... "Des troubles qui s'intensifiaient de jour en jour", a-t-elle précisé.
Elle a rappelé le droit de sa cliente "à la jouissance paisible des lieux" et en a renvoyé la responsabilité au bailleur qui a donné l'autorisation de l'installations des antennes.
Le président du tribunal s'est étonné qu'aucune expertise n'ait été ordonnée dans le logement que Mme Rinckel occupait en avril 2003, période à partir de laquelle ses troubles ont commencé, qualifiant de "subjectifs" les tests menés par des associations.
Sabine Rinckel réclame son relogement dans une zone non couverte par le réseau de téléphonie mobile (zone blanche), le remboursement de 9 mois de loyers correspondant à la période durant laquelle elle a quitté son logement ainsi que 5.000 euros pour préjudice moral.
Le bailleur a demandé le rejet de toutes les demandes de la plaignante et 2.000 euros pour le préjudice subi.
Le jugement a été mis en délibéré au 29 septembre.
( Source : AFP )
18:10 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.09.2006
Amiante: amende maximale pour Alstom et 9 mois avec sursis pour un ex-patron
La société Alstom Power Boilers, jugée pour avoir exposé ses salariés à l'amiante à Lys-lez-Lannoy (Nord) de 1998 à 2001, a été condamnée lundi à 75.000 euros d'amende, la peine maximale, et un ex-directeur à 9 mois de prison avec sursis, par le tribunal correctionnel de Lille.
La peine maximale de 75.000 euros d'amende avait été requise le 22 mai à l'encontre de l'entreprise nordiste qui était jugée pour "mise en danger de la vie d'autrui".
Un an de prison avec sursis avait été demandé contre l'ancien directeur du site, Bernard Gomez, qui a été condamné à 9 mois avec sursis et 3.000 euros d'amende pour le même chef et pour non-respect des règles d'hygiène et de sécurité.
La société a également été condamnée à verser 10.000 euros à chacun de ses 150 salariés et chacune des associations parties civiles au procès. Elle devra également afficher le jugement pendant deux mois au siège d'Alstom, et le publier dans plusieurs quotidiens nationaux et régionaux.
Lors du procès, la société et M. Gomez avaient répété à plusieurs reprises avoir protégé les ouvriers, et leurs avocats avaient plaidé leur relaxe.
( Source : AFP )
14:55 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Des contrefaçons mortelles
Perçue comme un délit d'ordre économique, la contrefaçon prend une toute autre nature lorsqu'elle s'attaque aux médicaments. Car elle s'apparente alors à un commerce criminel.
On ne meurt pas de porter un faux sac à main. En revanche un médicament contrefait, lui, peut tuer. A l'image des 200 000 patients atteints du paludisme qui meurent chaque année dans le monde, victimes des faussaires et des mafieux qui distribuent de faux médicaments.
Car un médicament sur dix vendus dans le monde serait un faux ! D'après une étude de la Food and Drug Administration américaine en effet, les préparations contrefaites représenteraient plus de 10% du marché mondial. Soit 32 milliards de dollars de bénéfices par an !
Dans un pays comme le Cameroun , 70% des antipaludéens seraient contrefaits. Dans les pays de l'ex-Union soviétique, entre 10% et 20% du chiffre d'affaires d'un produit sont le fait de... faux génériques. Et ces exemples pourraient être multipliés...
Les faux ne connaissent pas de frontières : du Viagra en France, du sirop contre la toux au Nigeria, des statines aux Etats-Unis. En 15 jours à peine au mois de mars, 360 000 cachets de faux Viagra ont été saisis par les douanes françaises à Roissy. En 2004 au niveau européen, plus de 800 000 boîtes de médicaments ont été interceptées. La première victime bien sûr, c'est le consommateur. Floué, trompé, il ignore que son traitement sera inefficace, voire dangereux pour sa santé.
( Source : DestinationSante.com )
14:50 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.09.2006
Quatorze décès liés à une maladie nosocomiale dans le Nord-Pas-de-Calais
Quatorze personnes sont décédées depuis le début de l'année dans des hôpitaux et maisons de retraite du Nord-Pas-de-Calais des suites d'une infection nosocomiale due à une bactérie dont une souche virulente est apparue en janvier en cas groupés pour la première fois en France.
Depuis début 2006, 227 personnes ont été touchées par cette bactérie, le clostridium difficile, dans quinze établissements de la région, a expliqué jeudi la Direction régionale des affaires sanitaires et sociales (Drass), lors d'une conférence de presse à Lille.
Deux grands centres hospitaliers ont été particulièrement touchés: Valenciennes - où les premiers cas ont été signalés - et Lens, qui concentrent à eux seuls environ 60% des cas.
Selon les autorités sanitaires, quatorze décès - dont neuf se sont produits à Lens - "sont considérés comme au moins partiellement imputables au clostridium difficile", une bactérie qui provoque des diarrhées et se transmet par manuportage ou à partir d'un environnement contaminé.
Les victimes sont en majorité des "patients âgés, qui ont reçu des antibiotiques et sont en général fragilisés par une pathologie sous-jacente, une insuffisance d'un organe (le rein, le coeur, le foie...) ou qui ont un cancer", a précisé le Dr Anne Carbonne, du centre de coordination de la lutte contre les maladies nosocomiales dans l'interrégion Nord.
Les personnes décédées, dont l'âge médian est de plus de 80 ans, étaient "pour la plupart en moyen ou long séjour gériatrique, ou en médecine interne", a-t-elle précisé.
Pour la première fois en France, la bactérie, très fréquente dans les hôpitaux, s'est manifestée en cas groupés dans une forme très virulente, appelée "027".
Sur les 15 épisodes d'infection recensés, neuf sont ainsi liés à cette forme sévère, détectée en 2003 aux USA et au Canada et apparue en 2005 en Europe. Deux autres foyers sont liés à la souche habituelle et des analyses sont en cours pour les quatre autres.
La situation est désormais considérée comme "contrôlée" dans neuf établissements, la majeure partie des épisodes étant apparus en mai-juin, a expliqué le Dr Christian Lahoute, de la Drass.
Dans les six autres, la situation n'est "pas encore totalement maîtrisée" ou les autorités sanitaires manquent de "recul" pour le dire, a-t-il ajouté.
Quarante-cinq patients restent porteurs de la bactérie, dont 12 avec les symptômes de la diarrhée. "Plus de vingt" sont hospitalisés à Lens, selon Mme Carbonne.
Dans les établissements concernés, des mesures drastiques ont été prises: isolement des patients, renforcement du lavage des mains, voire fermeture de services dans "un certain nombre" d'établissements pour qu'ils soient décontaminés.
Très résistante, la souche "027" ne peut être détruite avec les antiseptiques habituels et requiert exclusivement l'usage de l'eau de javel.
( Source : AFP )
11:11 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.08.2006
Innovation : Des cellules souches qui épargnent l'embryon
La revue britannique Nature publie aujourd'hui sur son site une découverte majeure qui fera très plaisir à tous ceux qui s'opposent aux recherches sur les cellules souches embryonnaires humaines au prétexte qu'elles détruisent des embryons. Notamment à George Bush qui, en juillet, a bloqué une loi autorisant des scientifiques à recevoir des fonds publics pour créer de nouvelles lignées de cellules souches embryonnaires humaines. Nombre de ténors républicains avaient pourtant fait valoir que ces fameuses cellules originelles, matrices naturelles de tous les tissus de l'organisme, cultivables in vitro depuis quelques années à peine, recèlent les secrets d'une future «médecine régénérative». Mais la «science ne doit pas détruire une vie pour en sauver d'autres», avait martelé le président américain, propulsant l'ontologie de l'embryon au rang des thèmes philosophiques les plus périlleux pour les républicains en campagne pour les législatives de novembre.
In extremis, l'équipe du biologiste Robert Lanza, de la société Advanced Cell Technology (ACT, Massachussets), leur offre un joli joker : elle démontre qu'il est possible d'obtenir des lignées de cellules souches embryonnaires sans détruire d'embryon. L'équipe d'ACT avait publié en janvier 2006 dans Nature un résultat similaire chez la souris. Elle en fait à présent la preuve chez l'homme. Mieux, cette méthode pourrait fournir des «cellules de rechange» génétiquement identiques à un patient sans en passer par la technique du clonage dit «thérapeutique», autre sujet vivement discuté aux Etats-Unis comme en France.
Nul doute que la recette ACT sera examinée activement par ceux qui, en France, refusent d'assouplir la loi de bioéthique, s'opposant aux propositions faites par la mission parlementaire menée par Pierre-Louis Fagniez. La législation actuelle interdit la création de lignées de cellules souches embryonnaires, sauf dérogations. Quant à la recherche sur le clonage thérapeutique, elle est interdite en France comme aux Etats-Unis.
( Source : Libération.fr )
11:40 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.08.2006
La nicotine est cancérigène
Elle cachait bien son jeu. La nicotine, qui passait jusque-là pour une substance non cancérigène est désormais mise à nu. Une équipe américaine a découvert son implication dans l'accélération de la croissance des tumeurs du poumon "déjà installées".
Le Pr Srikumar Chellappan et ses collègues de la South Florida University, ont décelé la présence dans notre organisme de récepteurs de la nicotine, les nAChRs pour nicotinic acetylcholine receptors. Ces derniers, fixés sur les cellules pulmonaires cancéreuses, seraient "la clé employée par la nicotine pour accélérer la prolifération des tumeurs".
Ce "coup de pouce" totalement ignoré jusqu'alors, confère à la nicotine un statut de "cancérophile" plutôt unique en son genre. Une mauvaise nouvelle qui vient s'ajouter à la liste déjà bien longue des méfaits du tabagisme, responsable chaque année de 5 millions de morts.
(Sources: Journal of Clinical Investigation, août 2006)
15:37 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.08.2006
Clonage: le Sud-Coréen Hwang rouvre un laboratoire.
Le Sud-Coréen Hwang Woo-suk, ancien "pionnier du clonage" humain tombé en disgrâce après des travaux falsifiés, a ouvert un nouveau laboratoire cette fois consacré à la transplantation d'organes d'animaux chez des humains, a-t-on appris vendredi de sources officielles.
Le Dr Hwang, directeur de ce nouveau laboratoire, interdit en mars par le gouvernement de toute recherche dans le domaine humain, avait déjà indiqué qu'il allait dorénavant se consacrer au clonage animal.
Déchu de tous ses titres universitaires et scientifiques, l'ancien héros du clonage âgé de 52 ans avait été reconnu coupable en début d'année par ses pairs de l'Université de Séoul d'avoir falsifié deux "premières mondiales" revendiquées dans le domaine du clonage thérapeutique : l'extraction en 2004 d'une lignée de cellules souches à partir d'embryons humains obtenus par clonage puis, en 2005, la production encore plus remarquable de onze colonies.
Le chercheur a été inculpé en mai pour fraude, détournement de fonds et violation des lois sur la bioéthique.
( Source : LeTemps.fr)
15:25 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.08.2006
Le congrès mondial de droit médical pour la 1re fois en France
Quelque 740 spécialistes du droit médical, médecins juristes, assureurs du monde entier, sont réunis de mardi à vendredi à Toulouse, pour le 16e congrès mondial de droit médical, organisé pour la première fois en France, a-t-on appris mercredi auprès des organisateurs.
Des sujets brûlants sont au programme du congrès tels que la responsabilité des médecins face à leurs patients, les problèmes de bioéthique liés à la procréation assistée et les dons d'organes.
( Source : AFP )
18:05 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.08.2006
Premier vaccin contre le cancer du col de l'utérus.
Le Gardasil, premier vaccin contre le cancer du col de l'utérus, a reçu l'aval d'un comité d'experts européens, laissant espérer une prochaine vaccination de masse contre cette maladie mortelle.![]()
Merck commercialisera son nouveau vaccin par le biais d'une coentreprise avec Sanofi-Aventis en Europe.
Le produit devrait être disponible vers octobre pour les premiers pays européens (Allemagne, Grande-Bretagne... ), la commercialisation s'effectuant pays par pays.
( Source : Yahoo.fr )
00:35 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.07.2006
Un rapport parlementaire recommande la légalisation du clonage thérapeutique
Le professeur Pierre-Louis Fagniez, chirurgien et député (UMP, Val-de-Marne), devait rendre public, jeudi 27 juillet, le rapport "Cellules souches et choix éthiques", fruit de la mission parlementaire que lui a confiée Dominique de Villepin en janvier. Les principales conclusions de ce rapport consistent à recommander la légalisation, à court ou moyen terme, du clonage à visée thérapeutique en France et l'autorisation des recherches sur les cellules souches embryonnaires.
Le premier ministre souhaitait que l'on dresse rapidement, à l'échelon national et international, deux états des lieux : d'une part celui de la recherche sur les cellules souches humaines (adultes et embryonnaires) et, d'autre part, celui de la pratique du clonage humain à visée thérapeutique. Ce rapport fait la synthèse des auditions de scientifiques, de juristes, d'éthiciens, de philosophes mais aussi de responsables politiques et religieux. Il s'inscrit dans la perspective de la révision, prévue en 2009, de la loi de bioéthique du 6 août 2004.
(Source : LeMonde.fr)
18:43 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.07.2006
Etats-Unis: le Sénat et la bioéthique
Le sénat américain a adopté mardi un projet encourageant la recherche sur les cellules souches embryonnaires.
Le projet de loi vise à lever les restrictions sur le financement fédéral de la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Il a été adopté par 63 voix contre 37.
La Maison Blanche a annoncé que le président Georges W.Bush y opposerait son veto. Ce serait la première fois de sa présidence qu'il refuse un projet approuvé par les deux chambres.
( Source : Infojeunes.com )
18:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.07.2006
Dixième anniversaire de Dolly : Réflexion sur le clonage
Le 5 juillet 1996, les chercheurs du Roslin Institute d'Edinburgh annonçaient la naissance du premier mammifère, une brebis, cloné à partir de cellules adultes. Cette brebis fut baptisée Dolly et décèda prématurément à l'âge de 6 ans.
Dolly a été suivie par de nombreux clonages. Beaucoup d'entre eux furent un échec.
Mais cette première expérience a surtout ouvert la voie aux clonages humains qu'ils soient reproductifs ou thérapeutiques, même si encore à ce jour, l'éthique internationale interdit une tell
